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Écrasement du vol d'Ethiopian Airlines : une école canadienne pleure ses élèves disparus

On voit les têtes de deux jeunes filles baissées devant une table avec des bougies.
Des élèves de l'école Saint-Joseph se recueillent devant le mémorial destiné à leurs camarades de classe. Photo: Radio-Canada / Colin Côté-Paulette
Colin Côté-Paulette

Après la semaine de relâche, les élèves de l'école catholique Saint-Joseph à Hamilton, en Ontario, sont retournés en classe lundi avec deux camarades en moins. Deux enfants inscrits à l'établissement ont perdu la vie lors de l'écrasement d'un avion d'Ethiopian Airlines le 10 mars. Le personnel et les élèves tentent maintenant de surmonter la tragédie en se recueillant ensemble.

Si vous étiez passé par la bibliothèque de l’école élémentaire lundi, vous auriez pu apercevoir des élèves recroquevillés, en silence, devant un petit mémorial temporaire. À côté des fleurs et des bougies, plusieurs photos des élèves récemment disparus.

Ryan Njuguna, 7 ans, et Kellie Pauls, 4 ans, frère et soeur, sont décrits par leurs pairs comme des enfants polis et de bonne compagnie.

Photos de deux enfants aux côtés de fleurs et de chandelles sur une table. Ryan Njuguna et Kellie Pauls ont perdu la vie dans l'écrasement d'un avion le 10 mars. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Il avait un beau sourire, il était gentil, évoque Anise Noella Benoit, une élève qui mangeait souvent en compagnie de Ryan.

C’est l'une des premières fois que la fillette perd un ami. Ça fait bizarre, dit-elle.

Une petite fille regarde la caméra. On voit le mémorial derrière elle. Anise Noella Benoit, une élève de l'école Saint-Joseph, mangeait parfois avec Ryan Njuguna. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Ryan et Kellie font partie des 157 victimes de l’écrasement d’un Boeing 737 MAX. Leur mère, leur petite soeur ainsi que leur grand-père ont aussi perdu la vie alors qu’ils se rendaient au Kenya pour une visite familiale.

Gestion de crise

Aussitôt que la direction a appris que deux de ses élèves avaient péri dans l’accident, les parents de tous les enfants ont été contactés afin de leur permettre de s’entretenir à ce sujet avec leurs jeunes.

Une équipe de crise, composée de travailleurs sociaux, a ensuite été dépêchée à l’école lundi. Une histoire à propos de la mort a été lue et des prières spéciales ont été dites au cours de la journée dans l’établissement catholique.

C’est la procédure normale, explique la directrice de l’école, Diane Ing.

Mardi matin, l’ensemble des élèves iront à l’église Saint-Joseph pour une messe en hommage aux élèves disparus.

Nous prions ensemble, nous nous souvenons d’eux ensemble et nous pleurons ensemble, c’est très important, souligne Mme Ing.

Une femme regarde la caméra avec une salle de classe derrière elle. Tina Fricano, l'ex-enseignante de Ryan Njuguna. Derrière elle, on peut voir un bureau sans chaise. Il s'agit de celui du défunt garçon. Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Dans la classe de Tina Fricano, un bureau était vide lundi.

Pour le moment, je vais laisser le pupitre de Ryan dans la classe, mentionne l’ex-enseignante du jeune garçon.

Mme Fricano dit vouloir bientôt bâtir un petit mémorial dans sa classe avec des objets et des photos de Ryan.

Les élèves croient d'ailleurs que de tels gestes les aident.

Je suis contente qu'on les représente, affirme une élève qui connaissait Kellie, Alana Tshibwabwa.

Toronto

Accidents et catastrophes