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Une enquête publique réclamée sur les lobbyistes dans la recherche en agriculture

Une cannette de sirop d'érable en cours de remplissage.
Sur les 13 administrateurs du Centre de recherche, de développement et de transfert technologique acéricole, 12 viennent de l'industrie. On compte trois lobbyistes parmi eux. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) réclame une enquête publique sur la présence de lobbyistes à la tête de centres de recherche financés par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), dans la foulée de révélations de Radio-Canada.

Selon notre enquête, des représentants de l'industrie, parmi lesquels des lobbyistes, dominent les administrations de ces centres de recherche, alors que le MAPAQ a laissé tomber les pouvoirs qu'il y détenait.

« On ne peut espérer que l’industrie place l’intérêt public devant ses propres intérêts. L’actualité nous a fourni un exemple éloquent de ce qui risque de survenir lorsqu’on laisse une industrie se réguler d’elle-même avec l’écrasement du Boeing 737 MAX. Doit-on attendre une catastrophe avant d’agir? » soulève dans un communiqué le président du SPGQ, Richard Perron.

Quant au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), il ne va pas jusqu’à réclamer une enquête publique sur la question, mais pense que les centres de recherche québécois liés à l’agriculture devraient « relever directement » du ministère qui les finance, « afin de préserver l’indépendance des chercheurs ».

« Au minimum, les professionnels de recherche qui sont au cœur des activités de ces centres devraient être représentés sur leur conseil d’administration », dit le président du SFPQ, Christian Daigle.

De son côté, Québec solidaire demande au gouvernement de mandater des représentants du ministère de l’Agriculture dans tous les conseils d’administration des centres de recherche qu'il subventionne.

« Cette situation déplorable est le résultat d’un faux partenariat public-privé qui dure depuis une vingtaine d’années. Elle a mené à la mainmise des centres de recherche en agriculture par l’industrie », a commenté Émilise Lessard-Therrien, responsable du parti en matière de développement et de vitalité des territoires.

Le dossier de l'agronome Louis Robert

Dans son communiqué, le SPGQ revient aussi sur le congédiement de Louis Robert, l’agronome du MAPAQ licencié pour avoir dénoncé aux médias l’ingérence de lobbyistes en faveur des pesticides au Centre de recherche sur les grains (CÉROM).

Il réclame une fois de plus « la réintégration immédiate de Louis Robert dans ses fonctions, des excuses publiques à son endroit et la compensation de toutes pertes encourues par son congédiement ».

Le syndicat déplore que les lanceurs d’alerte soient mal protégés par la loi actuelle et demande que cette dernière soit améliorée.

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