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Le comité Sauvons la piscine Norwood demande un sursis à la Ville de Winnipeg

La piscine Norwood avec le centre ville de Winnipeg en arrière plan.
Un rapport remis en février dernier à la Ville de Winnipeg recommande la démolition de la piscine de Norwood. Photo: Radio-Canada
Abdoulaye Cissoko

Le comité Sauvons la piscine Norwood poursuit sa lutte contre le démantèlement de cette installation : dans une lettre adressée aux élus du conseil municipal de Winnipeg, le comité demande de reporter d'un an la démolition de la piscine.

Ce report permettra au comité d'étudier en profondeur certaines des solutions proposées et de trouver d'autres sources de financement pour préserver la piscine, selon Monique Lacoste, la présidente du comité Sauvons la piscine Norwood. « C'est une décision qui ne coûtera rien aux contribuables », ajoute-t-elle.

Mme Lacoste affirme que le comité ne peut proposer aucune solution pour le moment parce qu’il n'a pas eu suffisamment de temps pour aller au fond du dossier et explorer d'autres pistes.

Le 7 février dernier, un comité de la Ville de Winnipeg a voté à l'unanimité le démantèlement de la piscine. Cette décision corrobore les conclusions d'un rapport dévoilé quelques jours auparavant et qui indiquait que le maintien de l'installation allait coûter trop cher à l'administration municipale.

Monique Lacoste dans un studio radio parle au microMonique Lacoste au studio du 6 à 9 pour parler du relais du flambeau Photo : Radio-Canada

Toutefois, pour Monique Lacoste, le document n’est pas allé au fond des choses. « Le rapport s’est penché de façon très sommaire sur six solutions possibles qui vont du statu quo à une nouvelle piscine. Une septième option proposait de la fermer tout simplement », indique-t-elle.

Le comité pense qu’il existe d’autres pistes qui méritent d’être explorées, comme celle de confier la gestion de la piscine à la communauté pour s'assurer de sa viabilité.

Selon Monique Lacoste, les habitants sont prêts et pourraient très bien ouvrir leur portefeuille. « Je crois aussi qu'il existe, à divers niveaux de gouvernements et d'associations, des possibilités de financement et de partenariats en fonction du projet. Mais, pour l'instant, c’est comme si le travail s'est fait à mi-chemin et on en conclut que c'est trop tard », souligne-t-elle.

Le rapport de la Ville a déjà indiqué que, pour maintenir la piscine Norwood, il en coûterait de 30 000 $ à 50 000 $ par an. C'est 25 à 40 % du budget total des entretiens de toutes les piscines municipales extérieures, qui est de 120 000 $.

Toutefois, il n'y a pas eu de vraie analyse de ces coûts qui permettrait d'en arriver aux montants réels, déplore Monique Lacoste.

Le conseiller municipal Mathieu Allard.Le conseiller municipal Mathieu Allard, qui préside le comité des travaux publics de la ville, a proposé une mention pour donner davantage de pouvoir aux superviseurs de la Winnipeg Transit quant aux infractions commises dans les autobus. Photo : Radio-Canada

C’est pourquoi le comité souhaite que la Ville étudie davantage ces estimations, d'autant plus, explique le groupe de résidents, que de plus petites municipalités de l'Ouest canadien ont réussi à construire des installations aquatiques extraordinaires pour moins de 2 millions de dollars.

Le conseiller municipal de Saint-Boniface, Mathieu Allard, affirme déjà qu'il soutiendra le démantèlement de la piscine.

« La piscine a un problème chronique. On a déjà eu deux rapports de l'administration municipale. Le premier recommandait plus de 1 million de dollars d’investissement pour remplacer la piscine, et le deuxième avait exploré plusieurs options pour voir s’il y avait une solution viable. Mais toutes ces options mentionnées dans les rapports nécessitent des coûts importants et toutes n’ont pas été recommandées par la Ville. »

La Ville de Winnipeg explique la fermeture de la piscine par le fait que le niveau d’eau souterraine a augmenté au fil des ans. La nappe phréatique se trouve maintenant à un niveau plus élevé que le fond de la piscine, ce qui risque de contaminer l'eau de la piscine, selon l'administration municipale.

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