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116 M$ en compensation des pertes territoriales de Kitigan Zibi

Un panneau routier sur lequel on peut lire Kitigan Zibi.
La réserve de Kitigan Zibi se trouve à une centaine de kilomètres au nord de Gatineau. Photo: Radio-Canada
Rachel Gaulin

La journée de lundi aura été historique pour la réserve de Kitigan Zibi, dans la Vallée-de-la-Gatineau. La Première Nation algonquine obtient 116 millions de dollars du gouvernement fédéral en compensation du territoire soustrait à la réserve entre 1873 et 1917.

Les Algonquins sont indemnisés pour un kilomètre et demi de territoire perdu et maintenant occupé par la municipalité de Maniwaki.

Il aura fallu 30 ans de recherche et de négociation pour en venir à cette entente. Au total, près d'une trentaine de revendications territoriales ont été négociées entre la bande et le gouvernement fédéral.

Le 5 janvier, les membres de la communauté ont accepté l’offre du gouvernement fédéral. De ce montant, 40 % seront redistribués parmi la population de la Première Nation et 60 % seront mis dans une fiducie pour des investissements futurs.

C’est le plus gros montant qu’on a jamais eu. Ça nous donnera la chance de pouvoir investir dans notre avenir, a commenté Frankie Côté, un membre du conseil de bande de Kitigan Zibi.

Hausse des inscriptions

Quelque 47 millions de dollars seront redistribués entre les membres enregistrés et vivants de la communauté. La perspective de cette entente a donné lieu à de nombreuses nouvelles inscriptions, que le conseil de bande devra valider dans les mois à venir.

Le député fédéral de Pontiac, William Amos, voit dans cette entente de grands bénéfices pour toute la région.

Avec le 40 % de ce 116 millions de dollars qui va être perçu par les membres de la communauté, ils vont pouvoir investir eux-mêmes. Ils vont pouvoir acheter localement eux-mêmes. Ça va vraiment être un bon boost pour l’économie régionale, a-t-il dit.

En ce qui concerne le montant de 69 600 000 $ qui sera investi, toutes les idées seront soumises à la communauté, y compris la possibilité de créer une réserve urbaine dans la région de la capitale nationale. Environ la moitié des membres inscrits habitent à Gatineau et à Ottawa.

En vertu de l’entente et grâce à l’indemnité, les Algonquins pourront ajouter à leur guise 363 acres à la réserve et, selon Frankie Côté, cette option souvent évoquée par l’ancien chef Jean-Guy Whiteduck sera évaluée.

Promotion de la langue

La promotion de la langue anichinabée est aussi un des aspects importants. C’est une priorité pour nous de revitaliser et sauver la langue algonquine et nous aurons un bon montant réservé pour cela, a affirmé Doug Odjick, le responsable du dossier de l'éducation à Kitigan Zibi.

En ce moment, les enfants du secteur préscolaire sur la réserve peuvent profiter d’un programme d’immersion, alors qu'ils apprennent la langue anichinabée pendant 30 minutes par jour au primaire. Au secondaire, ils ont droit à 3 heures par semaine. Un programme pour les adultes est aussi en développement.

Ottawa-Gatineau

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