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L’influence du hip-hop pour créer un nouveau style de danse

Un homme et une femme dansent en se tenant par la main.
Une scène du spectacle Vraiment doucement Photo: Marie-Noële Pilon
Radio-Canada

Le spectacle de danse Vraiment doucement, de la compagnie Rubberband, montre comment le changement s'opère d'un style à un autre, en s'inspirant des changements artistiques vécus par son chorégraphe et directeur artistique Victor Quijada.

Le spectacle Vic’s Mix, présenté pour la première fois en 2016, et actuellement en tournée, offre une autre facette des inspirations de Victor Quijada.

Rubberband fait partie des huit finalistes du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal pour le spectacle Vraiment doucement.

Cet artiste s’est inspiré du breakdance, mais aussi du ballet et de la danse-théâtre pour créer un nouveau style de danse au cœur des spectacles de Rubberband.

Né de parents mexicains en Californie, Victor Quijada a dansé dans la rue et dans des clubs hip-hop pour finalement se retrouver aux Grands Ballets canadiens. Un cheminement qui montre les différentes influences de l’artiste.

Victor Quijada au micro de Catherine Perrin.Victor Quijada Photo : Radio-Canada / Olivier Lalande

Dans une entrevue avec Catherine Perrin cet automne, il expliquait que la création de sa compagnie de danse, Rubberband, était une manière de réconcilier ses différentes influences. « Pour ramener ensemble les différentes parties de moi. »

L’une de ces danses dont s’inspire Victor Quijada est le breakdance, qui fait partie de la culture hip-hop. « Le breakdance et les autres formes de danse de la culture hip-hop représentent pour moi la créativité, l’inventivité et l’ingéniosité. C’est une lutte pour exister sans complexe », explique-t-il.

Le lien avec la culture hip-hop

Le chorégraphe explique que sa connexion avec la culture hip-hop a été un pan important de sa jeunesse et a grandement influencé le danseur qu’il est devenu.

« J’ai grandi dans la génération hip-hop. C’était partout autour de moi et je m’y reconnaissais. Comme toute sous-culture, c’est un mouvement qui portait une énergie particulière, ça représentait, pour moi, une façon de m’exprimer et d’être moi-même. Cependant, quand je vois la façon dont cette culture a évolué, je dirais que je n’y suis pas aussi attaché que j’ai pu l’être à un jeune âge. Mais c’est probablement générationnel.

Un extrait du spectacle Vraiment doucement

La culture hip-hop a donc forgé l’artiste, l’a grandement influencé, mais n’est plus qu’une partie de ce qu’il est devenu. « C’est une part de moi. Quand j’étais plus jeune, j’avais l’impression que c’était moi en entier. Mais comme j'étais exposé à d’autres formes d’arts, une sorte de mosaïque a commencé à se composer. Ce que je retiens surtout de la culture hip-hop, c’est la capacité à créer à partir de rien. »

Une représentation du spectacle Vraiment doucement a lieu demain soir le 19 mars à Sherbrooke. Le spectacle Vic’s Mix est en tournée en mars à Montréal, puis dans l’ouest canadien et à Halifax en avril.

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