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Un commerce équitable ferme ses portes après 27 ans d'existence

La façade du Village International.
Le commerce coloré a depuis longtemps pignon sur rue au centre-ville de Sudbury. Photo: Radio-Canada / Mathieu Grégoire
Radio-Canada

L'organisme sans but lucratif Village international, qui offre des produits équitables à Sudbury depuis 1992, glissera la clé sous la porte à la fin du mois de mai.

Le petit commerce équitable vend des produits provenant d’artisans de plus d’une vingtaine de pays d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique.

Il a fait de la rue Durham son domicile lorsque Claire-Lucie Brunet, une partenaire du magasin depuis sa création, a acheté l’immeuble.

Lorsque Léo Therrien a commencé Village international, c’était pour éduquer les gens au sujet du commerce équitable, explique Mme Brunet. Les gens étaient intéressés à acheter des produits, donc il a décidé de faire affaire avec le fournisseur Dix mille villages et d’ouvrir le magasin.

Le chocolat, le café, le thé et le sucre sont parmi les meilleurs vendeurs, mais on y retrouve aussi des objets rares : des crèches du Pérou, des bijoux en bois de l’Inde et de l’art des Premières Nations ontariennes.

On essayait aussi d’encourager les artistes de la région, affirme Pauline Loyer, directrice de la boutique.

Le commerce fermera ses portes pour plusieurs raisons, dévoile Mme Loyer.

Pour ceux qui ne le savent pas, une grosse inondation a forcé la fermeture du magasin pendant quatre mois l’an dernier, dit-elle. Je pense qu’on a probablement perdu un peu de clientèle à cause de ça.

Pour la propriétaire de l’édifice, il serait aussi le temps de rendre son tablier.

Malheureusement, je ne rajeunis pas. Après 15 ans, j’ai décidé de vendre l’édifice et ça veut dire qu’il faudra fermer.

Toutefois, les deux femmes demeurent optimistes.

C’est sûr que si quelqu’un souhaite acheter l’édifice et à prendre la relève du commerce, le commerce pourrait continuer, affirme Mme Brunet.

Elle croit toutefois que de nouveaux propriétaires devraient miser davantage sur l’alimentation.

Les gens ont toujours besoin de racheter leur café, leur chocolat, leur thé, leur sucre.

Claire-Lucie Brunet, propriétaire de l'immeuble

Il existe un marché ici, mais c’est le temps que je passe la balle à quelqu’un d’autre, conclut-elle.

Nord de l'Ontario

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