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École Notre-Dame-du-Cap : « C’est notre coeur, c’est notre identité »

L'École Notre-Dame-du-Cap.
L'École Notre-Dame-du-Cap a été construite dans une côte. Photo: Rapport de Wood Environment and Infrastructure Solutions
Radio-Canada

La communauté francophone de Cap Saint-Georges réagit avec émotion à la décision des autorités de déménager temporairement les classes de l'école Notre-Dame-du-Cap.

La fermeture du bâtiment a été annoncée la semaine dernière pour des raisons de sécurité à la suite d’une évaluation de la structure. Les classes vont se poursuivre dans le sous-sol d’une école anglophone située à proximité.

Les parents tiennent à leur école

Siobhan Hall, mère de deux élèves, a elle-même fait ses classes dans l’école Notre-Dame-du-Cap. Elle y est très attachée, et elle espère que l’édifice soit bientôt réparé.

Ici, c’est ma famille. C’est où j’ai commencé, et mes enfants l’ont déjà fréquenté ici. Pour moi, c’est vraiment important, l’école ici. On est seulement une petite communauté. Je pense que les enfants ont le droit d’avoir leur propre école française, souligne-t-elle.

Ça me brise le coeur de voir ça.

Jos Benoît, parent

Un résident de la communauté, Jos Benoît, espère la construction d’une nouvelle école le plus vite possible.

Je crois que nous autres ici à Cap Saint-Georges, on devrait certainement regarder à la possibilité d’avoir notre propre petit centre scolaire communautaire. [...] Ça ne prend pas une grosse bâtisse, ça ne prend pas quelque chose dans dix ans. C’est quelque chose qui peut être réaliste, réalisable d’ici trois ans, estime Jos Benoît.

Le déménagement bouleverse la communauté, mais cette dernière ne doit pas s’inquiéter pour l’avenir, selon le directeur de l’école, David Vigneault.

Dans tous les villages, l’école est un peu le centre de la vie communautaire. Ici particulièrement, c’est le coeur de la communauté francophone. Alors, c’est sûr qu’il y a eu un grand choc et beaucoup de questions. On se demandait ce qui allait se passer. On a peur que l’école n’ouvre plus, mais ça, on a reçu l’assurance que ça n’arriverait pas. L’école de Cap Saint-Georges est là pour rester, affirme David Vigneault.

Le personnel enseignant entre tristesse et optimisme

L’enseignante Naomi Félix-Gaddes a elle-même fait ses classes dans l’école et ses enfants y font les leurs aussi. Elle déménage avec un pincement au coeur.

On trouve ça émotionnel encore parce qu’on déménage nos affaires, on enlève les choses des murs. Ça fait tellement longtemps qu’on met les choses pour être vues et là on les enlève, mais on les prend avec nous. Oui, ce sont des choses, mais c’est notre coeur, c’est notre identité. On ne veut pas que ce soit toujours un fardeau de se placer dans un édifice qui ne nous appartient pas. On veut être vus. On veut que ce soit toujours la communauté francophone, explique l’enseignante Naomi Félix-Gaddes.

La communauté va relever ce défi, estime l’enseignante Josette Bourque.

Ça porte beaucoup d’inquiétude, beaucoup d’incertitude, mais je sais qu’on est une équipe forte, une bonne équipe, une bonne communauté francophone. Ensemble, on va être capable de surpasser ce défi, dit-elle.

L’enseignante Samantha Lainey est du même avis. Notre équipe, la communauté francophone, le CSFP, nos élèves, on le fait ensemble et on veut être positif. Ça va bien aller.

Avec des renseignements de Marie-Isabelle Rochon

Terre-Neuve-et-Labrador

Éducation