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Grève à l'Université Laval pour la rémunération des stages

Le pavillon Charles-de Koninck, à l'Université Laval.

Neuf associations étudiantes de l'Université Laval ont répondu à l'appel de grève du Comité unitaire pour le travail étudiant (CUTE).

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

Près de 5000 étudiants de l'Université Laval sont en grève cette semaine du 18 au 22 mars. Ils se joignent ainsi au mouvement provincial réclamant la rémunération de tous les stages et une meilleure reconnaissance du statut de stagiaire.

À travers la province, ils sont environ 35 000 étudiants à débrayer cette semaine, répondant à l’appel du Comité unitaire pour le travail étudiant (CUTE).

Ils espèrent ainsi mettre de la pression sur le gouvernement Legault, alors que le dépôt du premier budget caquiste est prévu pour le 21 mars.

C’est un mouvement qui dure depuis plusieurs années et on essaie vraiment de se faire entendre juste avant que le budget sorte.

Véronique Larouche, étudiante en travail social de l'Université Laval

À l'Université Laval, ce sont surtout des associations étudiantes de la Faculté des sciences sociales qui ont débrayé, comme beaucoup des stagiaires de ce milieu ne sont souvent pas rémunérés.

L'association étudiante facultaire est d’ailleurs elle-même en grève, donc tous les cours de la Faculté pourraient être perturbés cette semaine.

Associations étudiantes en grèves entre le 18 et le 22 mars

  • ACELUL (création et études littéraires)
  • ADEPUL (physique)
  • AEEA (anthropologie)
  • AEEH (histoire)
  • AEESPUL (science politique)
  • AESS (faculté des sciences sociales)
  • AGEEPP (philosophie)
  • METSUL (travail social)
  • RESUL (sociologie)

« Avec le gouvernement actuel, c’est surtout pour les maternelles 4 ans et les écoles primaires qu’il y a des investissements, mais il ne faut pas nous oublier », avertit Véronique Larouche, une des exécutantes de l’association étudiante de travail social en grève cette semaine.

Les revendications ne s’arrêtent pas simplement au salaire.

« Les étudiants du mouvement souhaitent ainsi que les stagiaires aient un statut plus proche de celui d'un travailleur et aller plus loin qu'une compensation financière », précise l'étudiante.

Stages inégaux

La condition des stagiaires n'est pas la même partout. Par exemple, à l’Université Laval, dans la Faculté des sciences et génies, les étudiants suivant un stage obligatoire ont souvent droit à un revenu.

74 % des étudiants stagiaires non rémunérés sont des femmes, alors il y a encore des inégalités au Québec, on doit en parler et on doit agir.

Véronique Larouche, étudiante en travail social de l'Université Laval

Les étudiants du mouvement critiquent ce genre d’inégalité, d’autant plus que ce sont les domaines majoritairement féminins qui sont le plus souvent lésés.

Dernièrement, les stagiaires en enseignement, un domaine majoritairement féminin, ont tout de même remporté une petite victoire. Ils ont maintenant droit à une compensation financière distribuée sous forme de bourse par le programme d’aide financière aux études du Québec.

Pour les militants du CUTE, ce n’est pas suffisant, puisqu'il ne s'agit pas d'un réel salaire.

« On ne parle même pas encore du statut de travailleur et on ne parle pas encore de bonnes conditions pour les stages », souligne Véronique Larouche. Selon elle et les autres militants, il faudrait aller beaucoup plus loin dans la reconnaissance du travail étudiant auprès du gouvernement.

Érik Chouinard effectue actuellement un stage en journalisme au sein de l'équipe d'ICI Québec.

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