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Sous surveillance, les rivières se la coulent douce dans leur lit

Embâcle sur la rivière Bonaventure.
Un embâcle s'est formé sur la rivière Bonaventure en janvier dernier. (Achives) Photo: Radio-Canada
Jean-Louis Bordeleau

Même si le printemps cogne à notre porte, des embâcles qui se sont formés avant Noël tiennent encore bon sur certaines rivières de l'Est-du-Québec. Cependant, si les températures se maintiennent dans les normales de saison, les riverains devraient n'avoir rien à craindre.

On ne voit rien de dramatique à l'horizon, rassure le météorologue pour Environnement Canada Simon Legault. On va être assez près des normales saisonnières. On va osciller entre le chaud et le froid.

Selon lui, tout indique que la chaleur s'installera tranquillement dans les prochaines semaines, ces conditions devraient permettre une fonte lente.

Car même si l'hiver 2018-2019 aura été généreux en précipitations, la neige à elle seule n'est pas un facteur, explique la directrice régionale de la sécurité civile pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Janique Lebrun.

C'est plutôt la vitesse avec laquelle fond la neige qui cause les inondations.

La réaction serait plus importante si on avait de fortes chaleurs et de fortes précipitations. [Cette année], la réaction va être plus lente et plus prévisible.

Hugo Martin, directeur général par intérim de la sécurité civile pour le Bas-Saint-Laurent

Par contre, ces prévisions sont faites sous toutes réserves. Si elles tiennent la route d’ici la fin du mois de mars, le mois d’avril est plus incertain, car tout peut arriver d’ici à ce que tout soit rentré dans l’ordre.

Pour le mois d'avril, c'est trop tôt pour se prononcer, affirme Hugo Martin, de la sécurité civile.

Mieux vaut prévenir que guérir

En raison des embâcles, les autorités veillent au grain.

Au Bas-Saint-Laurent, la sécurité publique surveille les rivières Mitis, Neigette, Trois-Pistoles, Kamouraska ainsi que la rivière Ouelle.

En Gapésie, les rivières Cap-Chat, Sainte-Anne, Matapédia, Dartmouth, Bonaventure et Matane font l'objet d'une attention particulière.

Une excavatrice amphibie, communément appelée une « grenouille », a même été réservée pour la rivière Matane.

Une pelle mécanique sur une embarcation flottante casse de la glace au port de Matane. L'engin que l'on appelle la « grenouille » est prêt à travailler sur la rivière Matane. Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Présentement, le débit de l'eau est très faible, nuance par contre Janique Lebrun. Même si on engageait une machine pour défaire la glace, la glace ne pourrait pas s'évacuer étant donné que le débit d'eau n'est pas assez élevé sur nos rivières.

La sécurité publique recommande à tous les riverains de prévoir une inondation en se dotant d'une trousse d'urgence. Celle-ci doit permettre de subsister 72 heures lors d'un sinistre.

Avec les informations de Jean-François Deschênes

Bas-Saint-Laurent

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