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Les autorités néerlandaises ont arrêté l'auteur présumé de la fusillade qui a fait trois morts

Le reportage de Gabrielle de Jasay, à Paris.
Radio-Canada

Après plusieurs heures de recherches, les autorités néerlandaises ont arrêté l'auteur présumé de la fusillade qui a fait trois morts et cinq blessés, dont trois grièvement, dans la ville d'Utrecht, dans le centre des Pays-Bas.

Le suspect a été identifié par la police sous le nom de Gokmen Tanis, un homme de 37 ans né en Turquie. Selon le parquet néerlandais, les mobiles du tireur sont encore flous, mais il pourrait s'agir d'un différend familial.

La fusillade est survenue dans un tramway, place du 24 Octobre, un quartier résidentiel où vivent de nombreux immigrés.

D'après le journal Algemeen Dagblad, le tireur a visé une femme dans le tramway, puis a tiré sur les personnes qui tentaient d'intervenir.

Le niveau d'alerte, porté à son maximum dans la région d'Utrecht après les tirs, a été rabaissé d'un cran après l'arrestation.

Le parquet a précisé que Gokmen Tanis était déjà connu des services de police et qu'il avait un casier judiciaire.

« Un motif terroriste ne peut être exclu », dit le premier ministre

Les motifs de la fusillade n'ont pas encore été élucidés, mais trois jours après l'attaque de deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le premier ministre n'a pas rejeté l'idée qu'elle soit due à un terroriste.

Mark Rutte a fait une déclaration en début d'après-midi.

La violence a durement frappé des innocents. Un acte de terreur est une attaque contre notre civilisation. Notre État de droit et notre démocratie sont plus forts que le fanatisme et la violence

Mark Rutte, premier ministre des Pays-Bas
Au premier plan, un paravent blanc cache la victime de la fusillade, devant le tramway jaune et noir d'Utrecht.La scène de la fusillade, sur un quai du tramway de la place du 24 Octobre, à Utrecht. Photo : Reuters / Piroschka Van De Wouw

Sécurité renforcée dans la région

À la suite de la tragédie, tous les partis politiques ont suspendu leur campagne, à deux jours d'élections locales qui détermineront la composition future du Sénat néerlandais.

La police hollandaise a fermé les écoles à Utrecht pour la journée. La sécurité a aussi été renforcée dans les aéroports, les mosquées et les bâtiments clés du pays.

La municipalité d'Utrecht a invité les habitants à rester chez eux, n'excluant pas que de nouveaux incidents aient lieu.

Deux policiers à cheval observe un bâtiment, derrière une haie de buissons.La police montée est sortie dans les rues d'Utrecht après la fusillade. Photo : Reuters / Piroschka Van De Wouw

Le Canada condamne l'attaque

Sur Twitter, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a « condamné l'attentat » survenu aux Pays-Bas.

« Nous offrons nos condoléances aux proches des victimes, souhaitons un prompt rétablissement aux blessés et suivons la situation de près », a-t-il écrit.

Il a aussi fourni un numéro de téléphone pour « les Canadiens à Utrecht qui ont besoin d'aide », le +31(0) 88 269-0000.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, Associated Press, Le Monde, et Nl Times

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