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Vigile montréalaise pour les victimes du double attentat de Christchurch

Plusieurs personnes portant des manteaux et des tuques se tiennent debout à l'extérieur, certaines brandissant des pancartes dénonçant la haine contre l'Islam.
Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies à la station Square Victoria pour rendre hommage aux victimes du double attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une vigile à la mémoire des victimes du double attentat contre des mosquées en Nouvelle-Zélande a eu lieu dimanche à la station Square Victoria à Montréal, où se sont réunies plusieurs dizaines de personnes.

Certaines d’entre elles brandissaient des pancartes avec des photographies de victimes de l’attentat perpétré dans une mosquée de Québec en 2017 qui rappelle les tragiques évènements de la semaine dernière dans la ville néo-zélandaise de Christchurch.

« L'islamophobie existe, l'islamophobie tue et l'islamophobie menace notre avenir à nous tous », s’est exclamé l’imam Hassan Guillet qui a pris la parole dimanche.

Des images précédant le double attentat de Christchurch qui circulent sur le web montrent que le tireur présumé aurait inscrit le nom d’Alexandre Bissonnette, l’auteur de la tuerie de Québec, sur l’une de ses armes.

Cette information n’a pas été confirmée par les autorités.

« À des milliers de kilomètres de distance du Québec, un terroriste nous a envoyé le message en écrivant sur son arme le nom de notre assassin, de notre terroriste, Alexandre Bissonnette, s'est indigné l'imam Guillet. Comme Québécois, comme Canadien, comme musulman, comme être humain, comme père de famille, j'ai honte de voir que nous, plutôt que d'exporter nos valeurs d'ouverture et de générosité, nous sommes en train d'exporter la haine, la violence et le terrorisme. »

Présente avec d’autres politiciens municipaux et fédéraux, la mairesse de Montréal Valérie Plante a tenu à rappeler que « cette haine-là, on ne la veut pas ».

Une femme portant un manteau et une tuque noire regarde devant elle, l'air grave.La mairesse de Montréal, Valérie Plante, lors du rassemblement à la mémoire des victimes du double attentat à Christchurch en Nouvelle-Zélande Photo : Radio-Canada

« Tout le monde a le droit d’être en sécurité », a martelé Mme Plante, qui a précisé que le Service de police de la Ville de Montréal avait resserré la sécurité autour des mosquées de la métropole et que les lumières de l’hôtel de ville seraient éteintes en solidarité avec la communauté musulmane.

Plusieurs discours présentés lors de la vigile traçaient des parallèles entre les gestes commis à Christchurch et l’attentat contre des fidèles afro-américains dans une église de Charleston en Caroline du Sud, en 2015, ou contre des juifs dans une synagogue de Pittsburgh, l’an dernier.

Avec les informations de Michel Marsolais

Attentats dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande
Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

Terrorisme