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Foyers de soins spéciaux : les cotisations à Travail sécuritaire NB font mal

À Richibucto au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Les foyers de soins pour les personnes à besoins spéciaux et les organismes qui offrent des soins à domicile peinent à couvrir l'augmentation des cotisations à Travail sécuritaire NB. Selon l'Association francophone des établissements de soins spéciaux du Nouveau-Brunswick, les cotisations ont grimpé de plus de 50 % pour la majorité des foyers.

À l'approche du budget provincial, ces foyers espèrent que des sommes leur seront octroyées afin de les aider.

Adrien Mazerolle est directeur de l’organisme Le Havre communautaire, qui s’occupe de deux foyers de soins et offre en plus des soins à domicile. En 2019, on passe à 105 821 $, [ce qui représente] une augmentation de presque 35 000 $ en cotisations à Travail sécuritaire NB, observe M. Mazerolle. Pour les foyers uniquement, c’est un peu plus de 10 000 $.

C'est une facture salée, constate-t-il. C'est un secteur qui est pauvre. Pauvre, extrêmement pauvre. Les surplus sont souvent très minimes ou inexistants.

À quel endroit qu'on va prendre 35 000 $ ?, s’interroge M. Mazerolle. Je ne le sais pas.

Travail sécuritaire NB a décidé d'augmenter le taux moyen de cotisation des employeurs de 56 % par rapport à 2018.

Ces coûts supplémentaires font mal, notamment parce que les frais aux résidents sont fixés par la province. Les soins à domicile, c'est essentiellement la même chose, ajoute Adrien Mazerolle.

Adrien Mazerolle.

Adrien Mazerolle, directeur du Havre communautaire, à Richibucto.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement a aussi son mot à dire sur les salaires. Il dicte le taux qu'on doit payer à nos employés, indique le directeur. Le gros de nos dépenses sont surtout le salaire de nos employés. Certainement, on n'aimerait pas aller le prendre là. On aimerait prendre la surprime qu'on doit payer à Travail sécuritaire [NB] puis la donner aux employés.

Les propriétaires se retrouvent avec les mains liées.

Je remarque que la plupart des résidents, leur pension est déjà subventionnée par la province. Alors, ça témoigne de revenus limités. On ne peut pas aller facturer ou taxer des résidents pour ça, dit M. Mazerolle. Ils ne sont pas responsables des problèmes avec Travail sécuritaire NB.

George Cormier.

George Cormier, directeur général de l'Association francophone des établissements de soins spéciaux du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

À l'approche du dépôt du budget provincial le 19 mars, George Cormier, directeur général de l’Association francophone des établissements de soins spéciaux du Nouveau-Brunswick (AFESSNB), tente de mettre de la pression sur le gouvernement .

On a écrit une lettre au ministre Trevor Holder, qui est responsable pour ce dossier-là. On a fait une pétition, explique-t-il. On continue de parler au gouvernement, de dire que ça représente quand même quelque chose que les propriétaires ne sont pas nécessairement capables d’absorber, donc [pour] voir s’il y a des choses qui peuvent être faites. À date, aucune réponse.

On espère qu'il y aura peut-être un petit quelque chose là pour reconnaître, en fin de compte, le manque de marge de manoeuvre, dit M. Cormier. Il y en a plusieurs qui se demandent s'ils vont être capables de tenir le coup.

Il y a des limites à ce qu'on peut faire, insiste Adrien Mazerolle. On arrive au bout des limites. Le gouvernement doit comprendre cela.

D’après un reportage de Wildinette Paul

Nouveau-Brunswick

Économie