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Précarité énergétique : des programmes d’aide méconnus en Nouvelle-Écosse

Enseigne de Nova Scotia Power au siège social d'Emera à Halifax en 2018.
Nova Scotia Power, le distributeur d'électricité en Nouvelle-Écosse, est une filiale de la société énergétique Emera. Photo: Radio-Canada / Frédéric Wolf
Radio-Canada

Maintenant que les mois les plus froids de l'année sont passés, l'heure est au paiement des comptes de chauffage. En Nouvelle-Écosse, où les factures d'électricité résidentielles ont augmenté au cours des trois dernières années, plusieurs clients qui vivent dans la précarité ignorent qu'il existe des programmes d'aide d'urgence.

En janvier dernier, le distributeur d’électricité de la province, Nova Scotia Power, annonçait une troisième hausse annuelle consécutive des tarifs d’électricité, cette fois de 1,7 %. Cela représente en moyenne 3 $ de plus par mois sur une facture, dans une province où la facture résidentielle est parmi les plus élevées au pays.

Dans une étude comparative d’Hydro-Québec, on apprend que la facture moyenne mensuelle au 1er avril 2018 était de 164 $ pour les résidents d’Halifax, comparativement à 132 $ à Toronto ou 71 $ à Montréal.

Tableau comparatif des factures d'électricité dans cinq villes canadiennes.Agrandir l’imageLa facture d'électricité moyenne au 1er avril 2018. Photo : Radio-Canada / Kristel Mallet

Ailleurs en Atlantique, la facture mensuelle moyenne s’élève à 120 $ à Saint-Jean de Terre-Neuve, 129 $ à Moncton et 168 $ à Charlottetown.

En Nouvelle-Écosse, le problème de la précarité énergétique est répandu, selon Jamie Locke, porte-parole de l’Armée du Salut. Des familles sont confrontées à des choix difficiles, comme réduire leurs achats à l’épicerie en fin de mois afin de payer leur facture d’électricité.

L'Armée du Salut administre un fonds d'urgence financé par le gouvernement de Nouvelle-Écosse. Le programme Good Neighbour offre 400 $, une fois tous les deux ans, aux familles qui en ont besoin.

L'organisme a reçu une légère hausse de demandes cette année : près de 2000 familles y ont eu recours. Plus de la moitié provenaient du Cap-Breton, où le problème de pauvreté est particulièrement criant.

Il reste de l'argent dans ce fonds d'urgence et ce programme saisonnier d’aide se termine le 30 avril.

Il existe également des subventions de 100 $ à 200 $ par mois octroyées par le programme d'aide au chauffage, un autre programme d'aide provincial, plus généreux et plus stable.

Les factures résidentielles pour les mois les plus froids, donc les plus coûteux de l'année, viennent d'être émises. D’où l'importance de présenter une demande d'aide, en cas de besoin.

D’après le reportage de Stéphanie Blanchet

Nouvelle-Écosse

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