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Défaite crève-coeur du Rouge et Or en demi-finale du championnat canadien

Les Spartans ont profité de leur grandeur au filet pour y aller d'attaques et de contres décisifs face aux joueurs du Rouge et Or

Les Spartans ont profité de leur grandeur au filet pour y aller d'attaques et de contres décisifs face aux joueurs du Rouge et Or.

Photo : Rouge et Or de l'Université Laval / Yan Doublet

Jean-Philippe Martin

Le Rouge et Or n’était qu’à une seule manche de revivre la frénésie d’une finale du championnat canadien de volleyball universitaire à la maison. Mais les Spartans de l’Université Trinity Western n’ont pas baissé les bras et ils ont gâché la fête, samedi soir, au Pavillon de l'éducation physique et des sports (PEPS).

Au terme d’un match demi-finale des plus enlevants, Laval s’est incliné en cinq manches de 22-25, 25-23, 25-19, 17-25 et 6-15 face aux finalistes de la conférence de l’Ouest devant près de 2500 spectateurs.

En avance deux manches à une et porté par la foule toujours aussi énergique et bruyante, le Rouge et Or était pourtant tout près d’une participation au match de la médaille d’or.

« Tout était possible », a réagi l’entraîneur Pascal Clément après la rencontre.

« Je ne crois pas à la magie, mais je me suis dit que la magie de 2013 était en train d’opérer. J’y ai cru un petit peu quand même », a-t-il ajouté en faisant référence au parcours de rêve de son équipe, championne canadienne à la maison il y a six ans.

Perdre le fil

Après avoir enlevé avec conviction le troisième set, les joueurs du Rouge et Or ont semblé perdre le focus et ils ont laissé la chance aux Spartans de revenir de l’arrière pour forcer une cinquième et décisive manche.

À partir de ce moment, le Rouge et Or a « frappé la tornade », pour utiliser l’expression de l’entraîneur. Les Spartans ont retrouvé leur aplomb, bien servis par l’imposant physique de leurs joueurs au filet.

« On a perdu le fil un peu, avoue le passeur Ethan Ellison. On avait de la misère au service et à l’attaque. Et on a eu un mauvais début de cinquième set. On a eu de la misère à faire un premier point. »

Redresser le bateau

Pascal Clément était fier de la performance de ses joueurs malgré tout : un match historique, selon lui, en dépit de la défaite et contre ce qu’il estime être un des meilleurs programmes de volleyball des dix dernières années au pays.

Clément dit avoir tenté de secouer ses protégés, en difficulté à partir du quatrième engagement, mais c’était trop peu trop tard.

« J’ai essayé de ramener [les joueurs], raconte Pascal Clément. Je leur ai dit : “Restez concentrés sur le prochain point et sur ce que vous avez à faire, vous le faites bien. Arrêtez de penser au résultat, il va se faire tout seul.” Mais je n’ai pas réussi. Je suis un peu déçu. »

C’était un spectacle sportif extraordinaire, mais je suis un fier compétiteur. Moi, perdre une game quand t’as la chance d’aller en finale nationale, je l’ai de travers, c’est sûr.

Pascal Clément, entraîneur-chef, Rouge et Or

Les yeux sur la médaille de bronze

Laval, qui a subi ce soir sa toute première défaite de la saison (21-1), aura tout de même la chance de conclure sur une bonne note.

Le Rouge et Or bataillera pour la médaille de bronze avec les Golden Bears de l’Université de l’Alberta dimanche dès 13 h. Il s’agirait d’une première médaille pour l’UL depuis l’or gagné à Québec en 2013.

« C’est une défaite difficile à gérer, mais il faut qu’on mette ça derrière nous, a commenté Alexandre Obomsawin. Je n’ai jamais vu une ambiance comme celle-là au PEPS. Avec ça, on a toutes les raisons de notre bord pour aller se battre et ramener la médaille. »

Le match de la médaille d’or, disputé à 16 h, sera une reprise de la finale de la conférence Canada West entre Trinity Western et les champions des séries, les Bobcats de l’Université de Brandon au Manitoba.

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