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Une première formation pour tout savoir sur les poulaillers urbains

Une quarantaine de personnes ont participé à la formation sur les poulaillers urbains à Sherbrooke.
Une quarantaine de personnes ont participé à la formation sur les poulaillers urbains à Sherbrooke. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

De plus en plus de municipalités au Québec autorisent les poulaillers urbains. À Sherbrooke, la règlementation est en vigueur depuis l'été dernier. Pour aider les citoyens intéressés à se lancer dans l'aventure dans les règles de l'art, la Ville a offert, samedi, une première formation sur la question.

Depuis l'été 2018, Sherbrooke permet la garde de deux à cinq poules pondeuses.

Toutefois, les propriétaires doivent aménager adéquatement le poulailler, s’assurer de son entretien et réduire les nuisances, notamment pour les voisins.

Une responsable de l’Institut de technologie de l’agroalimentaire (ITA) de La Pocatière s’est déplacée pour offrir la formation.

Il y a un besoin, croit la technicienne en santé animale à l’ITA, Audrey Martel. On s’est dit qu’il y avait une demande pour pouvoir bien s’occuper de ses poules et bien guider les gens dans leur projet.

Une quarantaine de personnes ont pris part à la formation.

Il faut dire aux gens que bâtir et s’occuper d’un poulailler urbain, ça ne se fait pas tout seul. Il faut les conscientiser pour qu’ils comprennent dans quoi ils s’embarquent.

Audrey Martel, technicienne en santé animale

Les propriétaires doivent respecter les règlementations municipale, provinciale et fédérale pour la sécurité de tous les animaux.

Un des plus grands défis, c’est la santé et les maladies. Certaines maladies peuvent avoir un impact sur l’industrie avicole. Si on ne s’en préoccupe pas, il pourrait y avoir des risques de contamination et ça pourrait faire mal à l’industrie. On veut passer le message d’être observateur, ajoute-t-elle.

Jérémie Côté et sa conjointe sont nouvellement propriétaires d’une maison. Ils ont déjà eu quatre poules pondeuses, mais ils estiment manquer d’information pour s’en occuper de manière adéquate.

En venant ici, on pense pouvoir bien s’en occuper et leur donner une meilleure vie. On n'était jamais certains du moment idéal pour laver la cage, quand changer l’eau ou leur donner de la nourriture. On pense que ça va nous éclairer, raconte-t-il.

Une poule est perchée à l'intérieur d'un poulailler, au-dessus d'un nid contenant trois oeufs. Poule pondeuse dans un poulailler urbain Photo : La Presse canadienne / Charles Dharapak

Un engouement bien réel

La Ville de Sherbrooke constate l’engouement quant au phénomène des poules en ville.

On offre cette formation en prévision de l’été 2019, car c’est maintenant que les gens intéressés par l’activité doivent réserver leurs poussins, précise la directrice des affaires juridiques à la Ville de Sherbrooke, Line Chabot.

À Sherbrooke, aucun permis n’est nécessaire pour avoir le droit à son poulailler urbain. Il faut toutefois s’inscrire sur le portail de la Ville.

On préférait donner l'information sur les normes de garde, sur le bien-être des animaux, explique Line Chabot. [En s'inscrivant sur le site], ça nous permet de tenir un inventaire de ce qui se passe sur le territoire. S’il y a des plaintes, on peut intervenir plus efficacement.

La Ville n’a reçu aucune plainte depuis l’adoption du règlement municipal.

Une trentaine de Sherbrookois sont présentement sur une liste d’attente pour les prochaines formations, mais aucune date n’a encore été fixée.

D’autres municipalités ont fait part de leur intérêt à organiser des événements similaires.

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