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Services ambulanciers : une fondation au secours des moins nantis

Un ambulancier écoute une conférence lors de l'Expo-Préhospitalier de Québec

La Fondation La Petite Sirène a profité de l'Expo-Préhospitalier de Québec pour amasser les dons.

Photo : Radio-Canada

David Rémillard

L'argent ne devrait jamais empêcher un parent d'autoriser le transport de son enfant en ambulance, soutient la Fondation La Petite Sirène. Le jeune organisme se donne pour objectif d'assumer ces frais pour les Québécois en situation de précarité financière.

Il y a un peu plus de quatre ans, la carrière de l'ambulancier Alexandre Bernard a pris un nouveau tournant.

Lors d'une intervention, une femme a refusé le transport de son enfant en ambulance pour des raisons financières.

« On a négocié avec elle à savoir pourquoi elle ne voulait pas venir au centre hospitalier. Elle nous a dit que c'était vraiment pour des raisons monétaires. Sauf que son enfant était en difficulté respiratoire sévère », a-t-il raconté samedi, rencontré à Québec lors de l'Expo-Préhospitalier.

Laisser un enfant derrière, en détresse de surcroît, a été un moment difficile pour Alexandre Bernard. « Quand on revient de cet appel-là, on se sent très impuissant, à la limite un peu coupable, aussi. »

Alexandre BernardAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alexandre Bernard a fondé la Fondation La Petite Sirène il y a quatre ans.

Photo : Radio-Canada

Pour ne plus revoir ce genre de situation, il a mis sur pied la Fondation La Petite Sirène. L'organisation a jusqu'ici aidé une vingtaine de familles.

La fondation rappelle que le coût d'un transport en ambulance, au Québec, est de 125 $, montant auquel on ajoute 1,75 $ par kilomètre parcouru jusqu'à l'hôpital.

Les frais sont couverts par certaines assurances collectives. Les frais sont aussi couverts en cas d'accidents de la route, d'accidents de travail, pour les assistés sociaux ainsi que les personnes âgées. Mais pas pour les enfants.

« Les familles les plus pauvres peuvent parfois avoir de la difficulté à rembousrer les montants », confirme Guillaume Champagne-Raymond, président de la Corporation des paramédics du Québec.

Un fardeau

La facture devient un fardeau pour les familles à faible revenu et sans assurances pour couvrir ces frais.

C'est encore pire pour les parents en deuil, selon Alexandre Bernard. Son souhait est que sa fondation, encore jeune, puisse élargir sa mission dans le futur.

Ultimement, il aimerait que chaque facture soit payée pour les familles en deuil.

« Les parents ne devraient pas recevoir une facture à la suite du décès d'un enfant. On veut, peu importe le revenu, payer le transport ambulancier des parents. »

En attendant, l'ambulancier parcourt les foires et les congrès pour faire connaître sa fondation.

Avec les informations de Marie Maude Pontbriand

Québec

Santé