•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le trouble du spectre de l'alcoolisation foetale, une condition méconnue

Le trouble du spectre de l'alcoolisation foetale
Radio-Canada

Méconnu, le trouble du spectre de l'alcoolisation foetale atteint beaucoup de Canadiens, dont 550 personnes au Nouveau-Brunswick seulement. Dix nouveaux cas par mois seraient d'ailleurs diagnostiqués dans la province.

Samedi, plusieurs parents des Maritimes dont l’enfant vit avec ce trouble se sont réunis à Sackville, au Nouveau-Brunswick, pour discuter des défis auxquels font face leurs enfants.

Ils étaient une cinquantaine. Les histoires, toutes différentes, ont un point commun : leurs enfants sont atteints du trouble du spectre de l'alcoolisation foetale (TSAF), un dommage au cerveau lié à l'exposition à l'alcool pendant la grossesse.

Souvent, ces enfants-là vont grandir avec des problèmes de comportement au niveau de l'attention, au niveau de la mémoire, au niveau de l'apprentissage, explique Annette Cormier, du Centre d'excellence en trouble du spectre de l'alcoolisation fœtale du Nouveau-Brunswick.

Rencontre sur le trouble du spectre de l'alcoolisation foetale dans une auberge de Sackville le 16 mars 2019.Une cinquantaine de personnes, dont beaucoup de parents dont l’enfant vit avec un trouble du spectre de l'alcoolisation foetale, se sont réunies samedi à Sackville, au Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Une mère rencontrée à Sackville, Ernestine Morais, raconte que c’est lorsque sa fille adoptive a eu 8 ans que sa situation s’est corsée. Rongée par l’anxiété, elle ne voulait plus aller à l’école. Des spécialistes ont diagnostiqué un TSAF.

Dès ce moment, Mme Morais et son mari se sont assurés que leur fille bénéficie d'un encadrement spécialisé.

Elle a eu des défis tout au long de ces années, mais elle a quand même gradué, [ce] qui est vraiment un bel accomplissement pour elle et une belle satisfaction pour nous, dit Mme Morais.

Les symptômes diffèrent d'une personne à l'autre et peuvent s’apparenter à ceux des troubles d'apprentissage ayant des causes différentes. C'est ce qui expliquerait pourquoi il y a souvent des erreurs de diagnostic.

On pense que l'enfant nous ment, ou est en train de nous jouer un tour, relate Françoise Corbin-Boucher, témoignant de la difficulté qu’il peut y avoir initialement à comprendre ce qui afflige l’enfant. C’est lorsque son fils adoptif a commencé sa scolarité que les symptômes se sont précisés, dit-elle. Quand il a commencé l'école par exemple, on a vu que, au niveau des troubles d'apprentissage et au niveau de son intégration dans l'école, c'était plus difficile.

Ils ne sont pas comme les autres, confie Mme Corbin-Boucher. Alors, ce qui peut fonctionner en termes d'habiletés parentales ou en termes de discipline, par exemple, soit en salle de classe ou à la maison avec un enfant qui est sur le spectre de l'autisme, ne va pas nécessairement fonctionner avec un enfant sur le trouble du spectre de l'alcoolisation foetale.

D’après le reportage de Marielle Guimond

Nouveau-Brunswick

Santé mentale