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Flying FRussians : Russes et francophones unis par le hockey

Caleb Ryan et Karl Chaschin se font une accolade près de la patinoire où se déroule le tournoi Hockey en fête.
Caleb Ryan et Karl Chaschin sont unis par le hockey Photo: Radio-Canada
Patrick Henri

La rivalité entre la Russie et le Canada existe depuis la série du siècle, en 1972. Encore aujourd'hui, lors de chaque événement international, on parle de cette compétition qui existe entre les équipes de hockey des deux pays.

Par contre, dans le hameau de Plamondon, au nord-est de l'Alberta, cette rivalité entre Russes et Canadiens n'existe pas.

Pour l’illustrer qu'ici, les choses ne se passent pas comme partout ailleurs, des représentants de la communauté francophone et de la communauté russe ont décidé d’unir leur force et de former une équipe au tournoi Hockey en fête. Ce tournoi regroupe des équipes francophones de partout en province.

On voulait leur donner la chance de s’intégrer encore plus et leur donner un peu de visibilité.

Caleb Ryan, capitaine Flying FRussians
Le défenseur Caleb Ryan (58) tente de venir en aide à son gardien.Les Flying FRussians, une équipe composée de joueurs francophones et Russes, prennent part au tournoi Hockey en fête, à Plamondon. Photo : Radio-Canada

C’est ainsi qu’est née l’équipe des Flying FRussians, un jeu de mots qui fait référence aux Flying Frenchmen.

Avant même la naissance de la LNH, le Canadien de Montréal comptait sur ce trio formé de Didier Pitre, Jack Laviolette et Newsy Lalonde. On disait d’eux qu’ils volaient sur la patinoire tellement ils étaient rapides.

Aujourd'hui, l’équipe des FlyingFRussians est composée de huit joueurs francophones et de six joueurs russes, tous des joueurs qui ont déjà pris part au tournoi Hockey en fête créé en 2004.

J’ai joué avec quatre équipes différentes dans le passé, c’est bien cette fois d’avoir notre équipe et nos propres chandails.

Karl Chaschin, Flying FRussians

Comme les joueurs russes ne parlent pas français, on leur demandait par le passé de se joindre aux équipes qui avaient besoin d’un ou deux joueurs supplémentaires.

Un style un peu différent

Même s’ils ont tous grandi au Canada, les joueurs russes ont un style qui n’est pas semblable à celui des francophones de Plamondon, croit Caleb Ryan. Ils sont rapides et passent beaucoup la rondelle, comme les membres de l’équipe russe lors des Jeux olympiques.

Kyle, lui ne voit pas vraiment cette différence. Ses liens avec la Russie sont la langue, la culture et les traditions. Quand vient le temps de parler hockey, il se considère plus Canadien que Russe.

Sauver le hockey mineur

Bien que ce soit la première fois que les membres de la communauté russe soient mis en évidence lors du tournoi, ils jouent un rôle important dans le développement du hockey mineur à Plamondon depuis plusieurs années.

Le hockey a toujours été important, mais il y a une vingtaine d’années, les jeunes Russes jouaient seulement entre eux.

Nos grands-parents voulaient que les enfants jouent au hockey. Ils faisaient donc des patinoires sur les étangs gelés, dit Karl Chaschin. Aujourd’hui, nos enfants ne sont plus à l’écart, ils jouent au sein d’équipes organisées, comme les autres enfants.

Quelques joueurs des Flying FRussians discutent avec l'arbitre avant leur premier match. Les Flying FRussians ont un dossier de 1-1 en ronde préliminaire au tournoi Hockey en fête. Photo : Radio-Canada

Caleb Ryan, qui est le président de l’Association de hockey mineur de Plamondon croit que sans les jeunes de l’autre communauté, il n’y aurait plus de hockey mineur dans la région.

Sans avoir les chiffres exacts, il estime que plus de la moitié des jeunes joueurs de hockey de la région sont issue de la communauté russe.

Kyle renchéri en affirmant que l’équipe novice qu’il entraîne est formée de onze Russes et de quatre Canadiens.

La cohabitation entre les membres des deux communautés minoritaires de Plamondon n’a pas toujours été harmonieuse. Il y a déjà eu quelques conflits, surtout en raison d’une méconnaissance d’une communauté envers l’autre.

Les deux coéquipiers s'entendent pour dire qu'il existe peu de similitudes entre les langues française et russe, mais quand on parle hockey, on parle tous le même langage.

Alberta

Hockey