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L'Accueil francophone propose aux jeunes de briser les tabous sur la sexualité

Des jeunes écoutent une personne parlant des différentes comparantes de la sexualité.

Les jeunes sont réunis par groupes pour pouvoir échanger sur les thématiques abordées.

Photo : Radio-Canada / Daniel Gagné

Julien Sahuquillo

Le 4e forum de la jeunesse Jour J s'est tenu samedi à l'Université de Saint-Boniface, à Winnipeg. Organisé par l'Accueil francophone, l'événement visait cette année à faire parler les jeunes de sexualité et des pratiques à risque.

L’organisme d'aide à l'établissement des nouveaux arrivants veut délier les langues sur les sujets relatifs à la sexualité.

Selon le responsable des communications à l’Accueil francophone, Wilgis Agossa, il est important de « parler très tôt aux jeunes de sexualité ».

Il ajoute qu’il ne faut « pas seulement parler des préservatifs et de comment se protéger, mais aussi parler de tout ce qui est plus psychologique et des comportements qui peuvent permettre d’être des personnes responsables dans la société ».

Le forum proposait ainsi des conférences de sensibilisation sur les différentes orientations sexuelles ou encore sur la notion de consentement et comment la respecter.

Des ateliers par petits groupes permettaient également aux participants d’échanger entre eux.

Selon Wilgis Agossa, il est important de délier les langues entre jeunes, quand les questions relatives à la sexualité sont souvent taboues dans certaines familles, par exemple pour celles venues de pays africains.

Pour Nora Dainhi, une étudiante de l’Université de Saint-Boniface originaire de Côte d’Ivoire, découvrir la liberté de ton sur la sexualité au Canada a été un peu choquant au début.

Elle explique qu’elle apprécie de pouvoir en parler dans le cadre scolaire, tout en notant que cela n’était pas le cas de l’autre côté de l’Atlantique. « À l’école, ce n’était pas présenté aussi ouvertement. On n’en parlait pas aussi souvent. On pouvait avoir des cours de sciences sur le sujet, mais ça se concentre sur la biologie, pas sur les pratiques sexuelles », souligne-t-elle.

Elle reconnaît qu’avec ses amis, les questionnements et les discussions sur ces sujets sont nombreux.

Nora Daihni, une étudiante de l'Université de Saint-Boniface.

Pour Nora Dainhi, qui est originaire de Côte d'Ivoire, la façon de parler de la sexualité au Canada a été un peu surprenante au début.

Photo : Radio-Canada / Daniel Gagné

« Parfois on discute entre nous et on peut se donner des conseils sur des choses que les autres ne savent pas forcément », explique-t-elle.

Si elle n’est pas venue au forum avec des questions précises en tête, Nora Dainhi espère en avoir appris davantage sur les pratiques sexuelles ainsi que les maladies sexuellement transmissibles et comment s’en protéger. « Parfois, on peut dire que tout le monde connaît, mais ce n’est pas vraiment le cas », conclut-elle.

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