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150 000 $ pour mieux comprendre les défis des bélugas

Un béluga dans l'eau.

Le béluga du Saint-Laurent

Photo : Alexandre Shields

Maya Arseneau

La Fondation Prince Albert II de Monaco accorde une aide financière de 150 000 $ sur deux ans au Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM). Ce montant servira à étudier les causes de mortalité des bélugas du Saint-Laurent.

Pour mener à bien cette étude, le GREMM a mis en place le projet Carnet de santé des bélugas. Grâce à la subvention de la Fondation Prince Albert II de Monaco, le projet pourra ainsi débuter.

Le projet Carnet de santé des bélugas vise à mesurer les tours de taille des femelles bélugas pour vérifier leur croissance à la fin de la saison pour voir si les femelles prennent assez de poids, si elles ont assez d’énergie pour compléter le cycle très exigeant de la reproduction. Avec ce projet, on pourrait aussi mesurer la proportion des femelles qui sont enceintes, explique Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM.

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bouthillette

Cette mesure du tour de taille s’effectuera à l’aide d’un drône qui prend des photos de très haute définition.

L'intervention permettra ainsi de monter des carnets de santé pour les bélugas du Saint-Laurent et suivre ainsi leur évolution.

S’intéresser aux femelles en période de reproduction

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM, soutient que dans le Saint-Laurent, les bélugas femelles et les nouveaux-nés connaissent une hausse de mortalité.

La période de la reproduction est la période la plus exigeante dans le cycle annuel d’un animal.

Robert Michaud, directeur scientifique au GREMM

Selon le chercheur, l’une des hypothèses qui pourraient expliquer cette hausse est le manque d’énergie des femelles bélugas et leur incapacité à se trouver de la nourriture.

Pour y arriver en bonne condition et y arriver avec succès, elles doivent être fortes et bien nourries. On soupçonne qu’il y a peut-être un problème de ce côté-là. On veut vérifier. C’est une des hypothèses pour expliquer la situation actuelle des bélugas du Saint-Laurent, soutient-il.

Un nouvel angle de recherche

Si les recherches se font nombreuses sur les bélugas du Saint-Laurent, Robert Michaud croit que cet angle de recherche ne pourra qu'aider à mieux cerner les défis et les besoins du béluga.

Il y a une vingtaine de chercheurs répartis dans plusieurs universités au Québec, au gouvernement fédéral, qui s’intéressent aux bélugas sur plusieurs angles. Et c’est cette convergence-là de l’ensemble des projets qui, on l’espère, nous aidera à mieux comprendre et à mieux protéger les bélugas, affirme-t-il.

D’après les informations de Diana Gonzalez

Bas-Saint-Laurent

Protection des espèces