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« Il voulait poursuivre ses attaques » : le suspect de Christchurch pourrait faire face à d'autres chefs d'accusation

Un mémorial a été aménagé près de la mosquée Al Noor en hommage aux victimes de la fusillade de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Un mémorial a été aménagé près de la mosquée Al Noor en hommage aux victimes de la fusillade de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Photo : Reuters / Jorge Silva

Radio-Canada

Alors que la Nouvelle-Zélande, endeuillée par le massacre de 49 personnes dans deux mosquées de Christchurch, rendait hommage aux victimes, samedi, les autorités ont mentionné que le principal suspect pourrait faire face à de nouveaux chefs d'accusation.

Le présumé meurtrier de la fusillade a comparu samedi. Brenton Tarrant, un ressortissant australien âgé de 28 ans, est accusé d'avoir abattu 49 personnes et d'en avoir blessé plus de 40 autres vendredi à l'heure des prières dans deux mosquées de Christchurch. Des chefs d'inculpation supplémentaires devraient être retenus contre lui, a précisé Mike Bush, le commissaire de la police néo-zélandaise, samedi.

« Tout autre chef d’accusation auquel il fera face sera déterminé par l’enquête qui est en cours, a-t-il déclaré. Notre enquête se concentrera sur ce qui s'est passé et comment cela s'est passé, et répondra aux multiples questions que les gens se posent. »

Les détails entourant la nature de ces autres possibles chefs d’accusation n’ont pas été dévoilés. Or, le commissaire Mike Bush a dit qu’ils seraient rendus publics « à la première occasion possible ».

L’accusé est apparu menotté et vêtu d'une tenue de prisonnier blanche samedi devant le tribunal du district de Christchurch. Il ne s'est pas exprimé durant l'audience à laquelle seule la presse pouvait assister, pour des raisons de sécurité.

Son avocat commis d'office n'a pas demandé de mise en liberté sous caution. Brenton Tarrant restera donc en prison jusqu'à la prochaine audience, prévue pour le 5 avril.

La police a annoncé avoir placé en garde à vue deux autres personnes, dont l'implication reste à déterminer. On ignore si d'autres tireurs ont pris part aux assauts. Aucun des suspects arrêtés par la police n'avait d'antécédents criminels. Ils ne faisaient pas non plus l'objet d'une surveillance particulière de la part des autorités néo-zélandaises ou australiennes.

« Il n’avait pas l’intention d’arrêter »

La première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a déclaré samedi que le principal suspect avait prévu de mener d'autres attaques au moment de son arrestation.

Elle a ajouté qu'il disposait d'un permis de port d'armes et qu'il en avait utilisé cinq lors de l'attaque.

« Deux autres armes se trouvaient dans son véhicule. Il n’avait pas l’intention d’arrêter et comptait poursuivre son attaque », a-t-elle dit aux journalistes.

Questionnée au sujet des victimes, Mme Ardern a affirmé qu’il était « clair que de jeunes enfants s’[étaient] retrouvés pris au piège lors de la fusillade ».

Sept blessés quittent l’hôpital

Jacinda Ardern a souligné que les victimes venaient des quatre coins du monde musulman, citant le Pakistan, la Turquie, l'Arabie saoudite, le Bangladesh, l'Indonésie et la Malaisie.

Le directeur de l’Hôpital de Christchurch, Greg Robertson, a annoncé samedi que 7 des 48 victimes admises après la tragédie avaient reçu leur congé.

Il a également mentionné qu'une fillette de 4 ans se trouvant dans un état critique avait été transférée dans un hôpital de la ville d’Auckland. Au moins 11 des patients qui sont restés à l’Hôpital de Christchurch sont aussi dans un état critique.

Selon Greg Robertson, les patients ont des blessures qui vont de relativement légères à plus complexes sur différents membres, y compris la poitrine, l’abdomen, la tête, le pelvis et de grands os. Certains patients devront subir de nombreuses interventions chirurgicales, a-t-il dit.

Au nombre des blessés se trouvent un garçon de 2 ans, dans un état stable, et un adolescent de 13 ans, a poursuivi M. Robertson.

Par ailleurs, le consul honoraire du Bangladesh à Auckland, Shafiqur Rahman Bhuiyan, a confirmé à l’Associated Press que, « jusqu’à présent », trois citoyens du Bangladesh font partie des victimes et que quatre ou cinq autres ont été blessés dans la tuerie, dont deux qui sont dans un état critique.

« La jambe d’un des blessés a dû être amputée, tandis qu'un autre a été blessé par balle à la poitrine », a-t-il dit, refusant de révéler leur identité.

Deux résidents de la Jordanie font partie des victimes, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères. La porte-parole Sufian Qudah avait affirmé plus tôt qu’un Jordanien avait été tué et que huit autres avaient été blessés.

Les gens se recueillent à la suite des attaques perpétrées dans des mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les gens se recueillent à la suite des attaques perpétrées dans des mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

Photo : Reuters / Jorge Silva

Recueillement

On pouvait constater une forte présence policière à l’hôpital où les familles des quelque 40 personnes blessées dans les fusillades sont traitées.

Les funérailles de nombreuses victimes, dont certaines étaient des ressortissants étrangers, étaient prévues pour samedi.

Les résidents de Christchurch se sont recueillis près des lieux de la tuerie. Des dizaines de personnes ont déposé des fleurs à proximité des deux mosquées de la ville.

Des dirigeants partout dans le monde ont exprimé leur peine et ont dénoncé ces attaques, déplorant aussi le traitement réservé aux musulmans.

Mme Ardern, qui s’est rendue à Christchurch samedi, a admis avoir parlé avec le président des États-Unis, Donald Trump, qui lui a demandé comment il pouvait aider.

« Mon message était de la sympathie et de l’amour pour toutes les communautés musulmanes », a-t-elle dit lui avoir répondu.

Avec les informations de Reuters, l'Agence France-Presse et l'Associated Press

Attentats dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande

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