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La plantation Bugnet demeure inaccessible

Une vue aérienne d'un carré d'arbres et d'un champ.
Le carré d'arbres en centre gauche de l'image est la plantation Bugnet en 2019. Une bonne distance la sépare de la seule route pour y accéder (visible à droite de la photo). Photo: Google Earth
Radio-Canada

Un groupe de francophones mobilisés a rencontré le gouvernement mardi pour faire le point sur la situation à la plantation Bugnet. La parcelle de terre, qui a appartenu à l'horticulteur Georges Bugnet, n'est pas accessible à ceux qui tentent de la préserver.

Depuis 2011, un conflit avec un voisin menace la plantation. La seule manière d’accéder à cet espace, situé à environ une heure au nord-ouest d’Edmonton, est de traverser les terres d’un fermier, qui refuse d’en permettre l’accès.

Les terres appartenaient à l'origine à Georges Bugnet, un horticulteur bien connu qui a entre autres développé plusieurs variétés de roses portant son nom. Depuis les années 1980, elle est sous la tutelle du service provincial qui gère les ressources historiques. Mais depuis quelques années, elle est laissée à l'abandon, ce que déplorent des francophones qui militent pour sa préservation.

Un groupe de bénévoles pose devant un arbre.Un des pins centenaires situés sur la plantation Bugnet avec des bénévoles. Photo : Juliette Champagne

La question de l’accès se trouve présentement entre les mains de l’avocat du fermier et celui du gouvernement albertain. Mais Juliette Champagne, historienne et membre de la Société des amis de la plantation Bugnet, souligne l’urgence de pouvoir s’y rendre dans un avenir rapproché.

« Il y a du débroussaillage à faire, parce que la plantation est envahie par l’arbuste caragana. Il faut s’en débarrasser parce qu’[il] étouffe tout », explique Juliette Champagne.

Il y a aussi des porcs-épics qui sont en train de déchiqueter des espèces rares de pin centenaires.

Dernièrement, les bénévoles ont aussi appris que certains arbres étaient affectés par le dendroctone du pin, un insecte qui se propage comme un feu de paille et qui décime les forêts sur son passage.

Faut se dépêcher, il y a du travail à faire.

Juliette Champagne, historienne

Elle croit que le gouvernement pourrait prendre certaines mesures pour forcer le fermier à leur donner accès à ces terres.

« La province [...] pourrait dire ''nous autres, on va mettre une clôture, tout le long pour notre droit de passage et là lui n’aurait plus accès à son champ'' », avance-t-elle.

Un homme pose une tôle de métal autour d'un arbre.Des bénévoles sont obligés de placer de la tôle sur le tronc des arbres pour éviter qu'ils soient décimés par des porcs-épics. Photo : Juliette Champagne

Pour le moment, Juliette Champagne demande aux personnes qui voudraient visiter la Plantation Bugnet d’éviter de le faire, pour ne pas exacerber le conflit en attendant qu’il soit résolu, d’une manière ou d’une autre.

Alberta

Agriculture