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Québec: la deuxième maison de « Vicho »

Les derniers matchs de « Vicho » à Québec
Jean-Philippe Martin

Vicente Igniacio Parraguirre Villalobos ignorait tout de Québec lorsque le Rouge et or lui a offert une place dans l'équipe. Cinq ans plus tard, le volleyeur chilien est devenu l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du programme et parle maintenant de Québec comme sa deuxième maison.

« Vicho », comme on le surnomme, se souvient encore du moment où l’entraîneur Pascal Clément l’a approché pour lui proposer de quitter Santiago au Chili pour venir s’établir à Québec et jouer pour le Rouge et or.

« Quand Pascal m’a dit: "Veux-tu venir à Québec", j’ai juste googlé Québec et la première image qui est sortie, c’est le Château [Frontenac]. Mais sinon, je ne connaissais rien, je savais qu’il y avait une partie du Canada qui parlait en français, mais je n’en savais rien. »

Apprendre le français...et la cuisine

Cette invitation est exactement le genre de défi qu’il attendait, avoue aujourd’hui le jeune homme de 24 ans. Vivant toujours avec ses parents dans la résidence familiale, il avait toujours rêvé de vivre une expérience à l’étranger et de se prouver à lui-même qu’il était capable d’être indépendant.

« Au Chili, c’est rare que tu pars de chez vous avant d’être marié ou d’avoir une job stable. Si tu viens de Santiago, tu vas rester chez tes parents jusqu’à tant qu’ils vont te kicker out », dit-il en riant.

Quand je suis arrivé ici, je ne savais pas cuisiner, je n’avais jamais fait quelque chose par moi-même. Ç’a fait quand même un petit choc.

Vicente Igniacio Parraguirre Villalobos

Nouvelle ville, nouvelle culture et nouvelle langue. Pas évident de se faire des amis quand on ne peut pas tenir une conversation.

Heureusement, l’attaquant étoile est aussi habile pour défoncer la défensive adverse que pour apprendre les langues - en plus de l’espagnol, il parle l'anglais et l'allemand.

En quelques mois à peine, la qualité de son français lui permettait déjà de fraterniser avec ses coéquipiers et même de donner des entrevues aux journalistes dans la langue de Molière.

« Ça me décourageait tellement de ne pas comprendre alors après mes cours de français, j’arrivais chez nous et j’écoutais des séries en français, raconte-t-il. Je demandais aussi aux autres gars de l’équipe de m’aider dans mes devoirs et d’être exigeants avec moi. »

Vicente Igniacio Parraguirre Villalobos Vicente Igniacio Parraguirre Villalobos Photo : Radio-Canada

Chez lui à Québec

Cinq ans plus tard et sa carrière de volleyeur universitaire sur ses derniers miles, Vicho s’apprête à laisser Québec dernière, pour de bon. Un contrat professionnel l’attend sans doute quelque part en Amérique du Sud ou en Europe.

Il reprend la route avec un baccalauréat en administration et plusieurs titres de joueur par excellence au Québec.

Il repart aussi avec la fierté d’avoir grandi, tant sur le terrain qu’à l’extérieur. Et surtout de pouvoir dire qu’il est ici à Québec, comme à la maison.

« Au début, oui j’avais mon appartement, ma chambre, mais on dirait que j’étais comme dans une longue vacance, explique-t-il. Tandis que maintenant, je me sens chez nous. »

J’ai réussi à passer cette barrière d’être un étudiant étranger, à juste être une personne à Québec. C’est vraiment ça qui me rend le plus fier.

Vicente Igniacio Parraguirre Villalobos

Québec

Volleyball