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Les oléoducs canadiens fonctionnent à pleine capacité, affirme l'ONE

Des conduites d'un oléoduc.
Selon le rapport de l'ONE, la capacité d'exportation du pétrole canadien est à son maximum. Photo: TransCanada
La Presse canadienne

L'Office national de l'énergie (ONE) conclut que les oléoducs d'exportation existants ont atteint leur efficacité maximale et que le seul moyen réaliste d'expédier plus de pétrole sur les marchés par pipeline consiste à en construire davantage.

L'Office a répondu vendredi aux questions posées l'automne dernier par le ministre fédéral des Ressources naturelles. Amarjeet Sohi souhaitait savoir s'il était possible d'améliorer l'efficacité des oléoducs existants, alors que le Canada se demande s'il doit augmenter leur capacité ou en construire de nouveaux.

L'élargissement éventuel de l'oléoduc Trans Mountain, acheté l'an dernier par le gouvernement fédéral à Kinder Morgan pour la somme de 4,4 milliards de dollars, permettrait pratiquement de tripler sa capacité. Cet oléoduc achemine déjà du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta vers un terminal maritime à Burnaby, près de Vancouver, en Colombie-Britannique.

En termes simples, conclut l'ONE, la quantité de pétrole produite par le Canada a augmenté alors que le nombre d'oléoducs nécessaires à son transport est demeuré le même. Or, l'Office estime que « le transport ferroviaire ne constitue pas une solution idéale pour pallier » ce manque de capacité, car ce mode de transport coûte plus cher et demeure plus complexe.

L'ONE admet qu'il est possible de rationaliser le système utilisé par les producteurs de pétrole pour accéder à une plus grande capacité d'oléoduc, mais que cela ne ferait que redistribuer la capacité existante plutôt que de l'augmenter.

Le ministre Sohi avait demandé l'avis de l'ONE l'automne dernier, alors que les prix du pétrole canadien chutaient en raison de la fermeture temporaire de raffineries dans le Midwest américain, créant un différentiel de prix de 50 $ US le baril avec le marché des États-Unis.

L'écart de prix a été ramené à moins de 10 $ US le baril après la remise en service de raffineries et depuis l'imposition, par le gouvernement de l'Alberta, d'une baisse de la production de brut.

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