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Les enseignants franco-ontariens craignent la hausse du nombre d'élèves par classe

Rémi Sabourin répond aux questions d'un journaliste dans son bureau.

Rémi Sabourin, président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les nouvelles mesures du ministère de l'Éducation de l'Ontario, qui résulteront notamment en une augmentation du nombre d'élèves par classe, inquiètent l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), qui craint entre autres pour les postes de ses membres.

La ministre de l'Éducation, Lisa Thompson, affirme que la taille des classes augmentera progressivement sur une période de quatre ans et qu'aucun enseignant ne perdra son poste.

Cela ne convainc pas le président de l'AEFO, Rémi Sabourin. À première vue, ce qu’on entend, c’est que ça va toucher des postes d’enseignants au secondaire, soutient-il.

On parle d’augmenter le nombre d’élèves par classe de 21 %, et ça ne peut avoir d’autre effet que de diminuer le nombre d’enseignants au secondaire. C’est une grande inquiétude pour nous à ce moment-ci, ajoute-t-il.

21 % c’est une énorme augmentation.

Rémi Sabourin, président, Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens

Quant à lui, le président de l'Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques, Jean Lemay, ne partage pas les inquiétudes du président de l'AEFO.

M. Lemay craignait plutôt un gel de postes immédiat. Le gouvernement est conscient que si on va de l'avant tout de suite, il va y avoir des pertes de postes, et ce n'est pas ça qu'il veut faire, a-t-il déclaré.

Ce dernier est confiant que le gouvernement Ford procédera par attrition, et remplacera les gens au fur et à mesure qu'ils prendront leur retraite.

Enseignement électronique

Les craintes de Rémi Sabourin ne se limitent pas qu'au nombre d'élèves par classe. L'enseignement électronique, qui est appelé à prendre de l'ampleur dans les prochaines années, l'inquiète tout autant.

Les élèves vont devoir prendre un minimum de quatre crédits [en enseignement électronique] sur un total de 30 pendant leurs études secondaires. Donc, on parle d’au moins 13 % de leurs études qui vont devoir être faits par la voie électronique. Ça, ça pourrait avoir un effet direct sur le nombre d’enseignants, mais aussi sur la qualité de l’enseignement et le contact humain que les enseignants vont avoir avec les élèves, soutient M. Sabourin.

Par ailleurs, selon lui, les changements apportés à l'éducation vont toucher les écoles françaises d’une façon toute particulière. Déjà, l’offre de cours est beaucoup moindre du côté francophone, et il croit que ces compressions vont contribuer à une diminution de cette offre déjà mince.

« Retour au statu quo » en éducation sexuelle

En ce qui a trait aux changements apportés aux cours d’éducation sexuelle, M. Sabourin affirme qu'il s'agit d'un retour au statu quo et qu’il continue à faire confiance à nos enseignants.

Nos enseignants vont enseigner le curriculum qui sera devant eux, tout en sachant qu’ils vont utiliser leur jugement professionnel.

Rémi Sabourin, président de l'Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens

Les changements apportés aux cours d’éducation sexuelle toucheront les élèves de la première à la huitième année, précise le représentant syndical.

Ottawa-Gatineau

Éducation