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Donald Trump signe son premier veto

Donald Trump signe un document dans le bureau ovale.
Le président américain a signé son premier veto, vendredi, dans la foulée de sa déclaration d'état d'urgence. Photo: Reuters / Jonathan Ernst
Radio-Canada

Le président américain Donald Trump a opposé vendredi son veto à une résolution du Congrès qui aurait bloqué sa tentative d'utiliser une déclaration d'état d'urgence nationale pour obtenir des fonds destinés à la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique.

Ce faisant, M. Trump riposte aux législateurs républicains et démocrates qui se sont opposés à la décision controversée.

Si le Congrès a peu de chances de rassembler suffisamment de voix pour renverser le veto, la défiance de certains membres de son propre parti a affaibli le président sur le plan politique, du moins temporairement, alors que les dossiers de l'immigration et de la construction du mur frontalier redeviennent des sujets importants dans le cadre de la campagne présidentielle de 2020.

L'appui de certains républicains à la résolution, jeudi, a représenté une rebuffade contre la décision du président de contourner le Congrès et d'utiliser de l'argent déjà prévu pour d'autres programmes afin de payer son mur à la frontière.

Douze républicains ont ainsi rejoint leurs collègues démocrates pour adopter ce texte visant à mettre fin à la déclaration d'urgence.

À la suite de l'annonce du veto présidentiel, la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, s'est engagée à faire tenir un nouveau vote, le 26 mars, pour contrecarrer le blocage de M. Trump.

Accusant le chef d'État d'effectuer un coup de force « irrespectueux des lois », Mme Pelosi a indiqué par voie de communiqué que la Chambre « agira de nouveau pour protéger notre Constitution et notre démocratie ».

Trump persiste et signe

Avant d'opposer son veto, M. Trump a réitéré qu'il existait un état d'urgence à la frontière sud, tandis que le procureur général, William Barr, a soutenu que la décision présidentielle était légale.

Cette même déclaration d'urgence est aussi contestée devant les tribunaux, sous prétexte qu'il s'agit d'une usurpation anticonstitutionnelle du pouvoir de dépenser du Congrès.

Au cours de son annonce dans le bureau ovale, M. Trump était entouré de responsables des services frontaliers et de gens dont les proches ont été tués par des immigrants illégaux.

Pour le président, le mur empêchera les immigrants d'entrer illégalement aux États-Unis. Pour les démocrates, cependant, il n'existe pas d'état d'urgence au sud, à un moment où les entrées illégales sont à leur plus bas en 40 ans.

Se tournant vers Twitter, le locataire de la Maison-Blanche a par la suite remercié les sénateurs républicains qui ont tenu la ligne du parti.

Promesse centrale de sa campagne présidentielle de 2016, la construction du mur a d'abord été présentée par M. Trump comme un projet dont le Mexique paierait la facture, ce que Mexico a immédiatement refusé de faire. L'an dernier, le président a provoqué une paralysie temporaire de l'administration en exigeant un financement pour lancer la construction de cet ouvrage frontalier.

Devant un accord mettant fin à la paralysie et ne contenant pas d'argent pour le mur, M. Trump a déclaré l'état d'urgence.

Donald Trump, président des États-Unis
Avec les informations de Reuters

Politique américaine

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