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Attentat en Nouvelle-Zélande : « c’était surréel », raconte un couple gatinois

Steve Wren console sa conjointe.
Steven Wren et sa conjointe sont toujours ébranlés par les événements survenus à Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

C'était un vendredi comme tous les autres dans la ville de Christchruch, en Nouvelle-Zélande. Steve Wren et sa conjointe Hélène Thivierge, qui habitent à Gatineau, s'apprêtaient à quitter un centre commercial en début d'après-midi. C'est alors que tout a basculé.

Tout a commencé vers 13 h 45, raconte M. Wren, qui a vécu la tragédie de près. On a remarqué une sorte de vent de panique souffler dans la foule. Lorsqu’on est sortis, un hélicoptère survolait le secteur et nous avons croisé plusieurs véhicules d’urgence sur la route.

Steve Wren, président de Squash Canada, est né en Nouvelle-Zélande. Il se trouve présentement à Christchurch pour rendre visite à sa famille.

On ne savait pas trop ce qui s’était passé, mais quand on a allumé la radio [dans la voiture], on a appris qu’une fusillade avait eu lieu non loin d’où nous étions plus tôt, se rappelle-t-il.

Tout d’un coup, on entend le premier événement, la première mosquée, se souvient pour sa part Mme Thivierge, la voix étranglée par l’émotion. Et puis, on était sous le choc, dit-elle, peinant à trouver les mots pour décrire ce qu’elle a ressenti.

Le couple a stationné son véhicule et a trouvé refuge dans un commerce. Les portes ont été verrouillées et on s’est fait dire : ''vous resterez ici jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de risque pour votre sécurité'', relate M. Wren.

C’était surréel.

Steve Wren

Peu après 14 h, le couple a commencé à en apprendre davantage sur la situation, tout comme une bonne partie de la population locale, ce qui a créé tout un branle-bas de combat dans la ville.

Il s'est mis à y avoir beaucoup d’activité : des gens se précipitaient vers les écoles pour aller chercher leurs enfants, d’autres quittaient le bureau pour rentrer à la maison, décrit Steve Wren.

Beaucoup de témoins sur place dressent un parallèle entre l'attentat et le fort tremblement de terre qui a secoué la région il y a quelques années, selon lui.

Les gens ressentaient une perte de contrôle sur ce qui arrivait et un carnage effroyable dans la ville. C’était quelque chose de similaire, illustre-t-il.

Personne ne peut comprendre pourquoi quelque chose comme ça est arrivé à Christchurch – c’est une ville paisible.

Steve Wren

Savoir que ça arrive [à Christchurch] c’est incompréhensible. Plus on entendait [ce qui se passait] plus on se disait ''mais, ça ne se peut pas'', se rappelle Hélène Thivierge.

Bien qu’elle se considère comme résiliente, Mme Thivierge estime qu’elle réagira complètement différemment avec les questions de sécurité à l'avenir. Est-ce que je vais être à l’aise maintenant d’aller dans des grandes foules? Tout ça vient me chercher de beaucoup plus près maintenant.

« La haine n'a pas de frontières »

Selon Steve Wren, cette tragédie ne reflète pas le climat social réel du pays d’Océanie, où l'ouverture aux autres rappelle à M. Wren celle qui prévaut au Canada.

De tels attentats peuvent survenir partout dans le monde et cette tragédie en est un exemple, soutient-il. L’événement lui rappelle d'ailleurs la fusillade survenue en octobre 2014 au parlement canadien.

La haine n'a pas de frontières. [...] Nous devons être sur nos gardes à tout moment.

Avec les informations d'Ismaël Sy

Ottawa-Gatineau

Océanie