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Vitalité et les médecins s'attaquent au débordement à l'urgence de Georges-L.-Dumont

Ambulance devant Georges-L.-Dumont de Moncton

La crise de débordement à l'hôpital Georges-L.-Dumont de Moncton est accentuée en raison d'une pénurie de main-d'oeuvre.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Anaïs Brasier

Le manque de personnel et un fort achalandage ont rendu la situation difficile à l'urgence de l'hôpital Georges-L.-Dumont dans les dernières semaines. Les médecins et le réseau de santé Vitalité se sont assis à la table pour, ensemble, s'entendre sur un plan d'action.

Les choses se stabilisent sur le terrain, mais il reste encore du travail à faire, explique le Dr Rémi LeBlanc, président du conseil des médecins et dentistes du Centre hospitalier Georges-L.-Dumont, dans un communiqué.

Il y a une semaine, le Dr Rémi LeBlanc déplorait que neuf civières d’observation de l’urgence avaient été retirées en raison du manque de personnel. Ce faisant, les médecins et les infirmières n’avaient plus de place pour travailler et le débordement à l’urgence empirait.

Le docteur Rémi LeBlanc devant l'Hôpital Georges-L.-Dumont à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Le docteur Rémi LeBlanc s'inquiète de la situation à l'urgence de l'Hôpital Georges-L.-Dumont, où il assure que des civières ont été retirées à cause de la pénurie d'infirmières.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Il n’y a pas de civière comme telle qui a été fermée du côté de l’urgence, répondait alors la porte-parole du réseau de santé Vitalité, Allison White. Une semaine plus tard, le président-directeur général de Vitalité, Gilles Lanteigne, rectifie le tir : il y avait bel et bien des civières fermées à l’urgence de Georges-L.-Dumont la semaine dernière.

Si les gens ont compris que le réseau niait qu’il y a un problème, c’est un message qu’on veut clarifier. Georges-Dumont c’est un gros hôpital, il y a souvent eu des périodes d’achalandage.

Gilles Lanteigne, PDG du réseau de santé Vitalité

Même les ambulanciers ont subi les conséquences du débordement à l’urgence. Nous avons observé un nombre croissant de retards de déchargement au cours des deux dernières semaines, ainsi qu’une augmentation de la longueur de ces délais, disait lundi un porte-parole de Medavie.

Fort achalandage et manque de personnel au coeur du problème

C’est l’achalandage, répond Gilles Lanteigne lorsqu’on lui demande pourquoi l’urgence déborde ces jours-ci. L’hiver a été difficile, il y a eu beaucoup de chutes, il y a eu beaucoup d’accidents.

On a un taux d’occupation des lits de 100% ou plus pendant plusieurs jours.

Gilles Lanteigne, PDG du réseau de santé Vitalité

Mais le manque de personnel est aussi problématique. On a des défis en termes de recrutement, dit Gilles Lanteigne.

Enfin, des facteurs incontrôlables et imprévisibles peuvent toujours empirer la situation : Si des personnes ont obtenu leur congé médical, mais n’ont pas de ressources pour retourner à la maison ou avoir de l’hébergement, ça fait en sorte que les lits sont occupés par des personnes qui ne devraient plus être là.

S’asseoir ensemble pour trouver des solutions

Pour résoudre cette crise, le réseau de santé Vitalité et les médecins de Georges-L.-Dumont ont décidé de collaborer. Les gens ont tous mis l’épaule à la roue. On est très heureux de pouvoir travailler ensemble à trouver des solutions, dit Gilles Lanteigne.

Gilles Lanteigne en point de presse.

Selon Gilles Lanteigne, PDG du réseau de santé Vitalité, les mesures pour remédier à la situation ont déjà été entamées.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Plusieurs pistes ont été abordées, comme des consultations qui peuvent se faire plus rapidement, une meilleure collaboration avec les foyers de soins, la possibilité de rediriger les dossiers non urgents vers les cliniques sans rendez-vous de manière efficace, etc.

Par ailleurs, les médecins souhaitent participer à l’effort de recrutement des infirmières, ce que Gilles Lanteigne voit d’un très bon oeil. C’est vraiment important que les jeunes infirmières entendent dire par les médecins que le milieu va être accueillant.

Évidemment, il y a encore beaucoup de travail à faire, mais les médecins et Vitalité s’entendent pour dire qu’ils doivent travailler ensemble pour trouver des solutions.

Nouveau-Brunswick

Soins et traitements