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La région de la Rivière-Seine choisie comme communauté francophone accueillante

Un groupe de Manitobain entoure le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussein.
Quatorze communautés francophones de partout au pays recevront, un financement de 12,6 millions de dollars sur trois ans afin d'attirer des immigrants francophones à l'extérieur des grands centres urbains. Photo: Radio-Canada
Denis-Michel Thibeault

La communauté de la région de la Rivière-Seine a été choisie comme communauté francophone accueillante dans le cadre du Plan d'action pour les langues officielles du Canada.

L'annonce de ce projet pilote a été faite vendredi, à Lorette, au Manitoba, par le ministre fédéral de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Ahmed Hussen.

Grâce à cette initiative, 14 communautés francophones de partout au pays recevront, un financement de 12,6 millions de dollars sur trois ans. Le montant d'argent que chaque communauté devrait recevoir n'a cependant pas été précisé.

Avec ce financement, Ottawa veut offrir un meilleur avenir aux nouveaux arrivants d'expression française et les aider à s'intégrer dans les communautés francophones en milieu minoritaire.

« La communauté de la région de la Rivière‑Seine deviendra encore plus invitante pour les immigrants d’expression française, qui se sentiront les bienvenus et auront davantage de possibilités de s’intégrer à la société canadienne », affirme Ahmed Hussen.

Le ministre dit qu'avec ce financement, son gouvernement s’engage à accroître la proportion d’immigrants d’expression française dans des villages, dont Lorette, Dufresne, Sainte-Anne, La Broquerie, Richer et Sainte-Geneviève.

Le maire de la municipalité rurale de Taché, Justin Bohémier, s'est dit fier de voir le village de Lorette faire partie des communautés choisies dans le cadre de ce projet.

« Lorette a été fondée par les Métis et la population a augmenté avec l’arrivée de francophones. Cela permettra non seulement de valoriser notre patrimoine, mais aussi de favoriser la diversité », affirme-t-il.

Le directeur général de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), Daniel Boucher, dit que cette annonce du gouvernement fédéral s'inscrit dans la même voie que la stratégie de la SFM.

« Les moyens étaient limités, mais maintenant on a plus de moyens pour le faire », ajoute-t-il.

La SFM est impliquée de près dans ce dossier puisqu’elle chapeaute l’Accueil francophone, un organisme responsable d’aider les immigrants francophones au Manitoba.

« Ça fait longtemps qu’on veut être en région rurale. C’est important de pouvoir offrir aux nouveaux arrivants l’option de s’installer en dehors de Winnipeg », ajoute Daniel Boucher.

Avec des informations de Mathilde Monteyne

Manitoba

Francophonie