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Ottawa veut endiguer l'arrivée irrégulière de migrants à la frontière américaine

Une famille de Nigérians traverse la frontière au chemin Roxham.
Le ministre de la Sécurité frontalière souhaite tarir le flot de migrants entrant de façon irrégulière au pays. Photo: Radio-Canada / René Saint-Louis
La Presse canadienne

Le ministre canadien de la Sécurité frontalière, Bill Blair, a indiqué vendredi qu'il discutait avec les élus américains de la possibilité de combler une faille dans l'accord frontalier entre les deux pays, ce qui pourrait priver les demandeurs d'asile d'un important motif pour entrer au Canada à travers champs et forêts.

La modification concerne la notion d'entrée irrégulière au pays, ce qui signifie parvenir en territoire canadien sans franchir de poste-frontière. L'actuelle entente sur les tiers pays sûrs, qui est en vigueur entre Ottawa et Washington, a permis à plus de 40 000 migrants d'arriver au Canada de manière irrégulière depuis deux ans et d'y réclamer l'asile.

L'Entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs stipule que les migrants ne peuvent demander l'asile au Canada s'ils arrivent à un point de contrôle frontalier officiel depuis un pays considéré « sûr », comme les États-Unis.

La majorité de ces demandeurs d'asile ont emprunté le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie, à la frontière avec le Vermont.

En vertu de la modification proposée, la notion de tiers pays sûr s'appliquerait à ces personnes qui traversent de manière irrégulière s'il est évident qu'elles sont entrées au Canada en provenance des États-Unis, ou inversement.

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