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Sécurité renforcée autour des mosquées du Grand Montréal après l'attentat de Christchurch

Un homme prie, le front au sol.
Les fidèles ont pu prier sans être inquiéter dans les mosquées de la métropole, vendredi (archives). Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Jérôme Labbé

À Montréal, Laval et Longueuil, des renforts policiers ont été dépêchés près des différents lieux de rassemblements et centres communautaires musulmans au lendemain du carnage qui a fait au moins 49 morts dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande.

Pour les musulmans, le vendredi est un jour de recueillement, de prière, de piété et de rassemblement. Ils étaient donc nombreux, aujourd'hui, à converger vers la mosquée, et à répondre à l'appel du Conseil des imams du Québec, qui souhaitait que la prière de l'absent – une prière des morts – soit officiée en hommage aux victimes de la tuerie.

« La présence policière autour des lieux, ça donne quand même un signal fort à ces gens-là pour leur dire : "Écoutez, on est là pour remarquer s'il y a des choses qui peuvent inquiéter et on est là aussi pour avoir un élément de protection" », a expliqué Abdelhaq Sari, vice-président de la Commission sur la sécurité publique de la Ville de Montréal.

Ça peut donner lieu, malheureusement, à une certaine inquiétude, mais c'est justement ce qu'il faut éviter. Il ne faut pas qu'on touche à notre paix.

Abdelhaq Sari, vice-président de la Commission sur la sécurité publique de la Ville de Montréal

Car « c'est la paisibilité qui a été touchée », insiste M. Sari. « Malheureusement, on doit, tous ensemble, travailler à ce qu'on ne soit pas vaincu sur cet angle-là. »

« C'est dans des périodes difficiles comme ça qu'on doit être solidaire, et qu'on doit être debout », affirme pour sa part Abdelaziz Rzik, président de l'Association musulmane de Montréal-Nord. Ce dernier reconnaît néanmoins que sa communauté est « bien entourée » par les élus et les policiers qui surveillent les lieux de culte.

À travers le Canada, plusieurs corps policiers, dont celui de Toronto, ont également renforcé la sécurité près des mosquées.

Attentats dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande

Par ailleurs, l'administration Plante a annoncé qu'en guise de solidarité avec les victimes, les drapeaux de l'hôtel de ville et des bâtiments adjacents seraient mis en berne. Les lumières qui illuminent l'hôtel de ville seront également éteintes en soirée.

« La haine contre quiconque en raison de sa religion, son statut social, son origine, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle est à condamner sans équivoque », a écrit sur Twitter la mairesse Valérie Plante après la tuerie. « Mes pensées sont avec les familles des victimes de la tragédie survenue à Christchurch en Nouvelle-Zélande. »

D'autres ont exprimé vendredi leur solidarité envers la communauté musulmane, comme Robert Beaudry, conseiller dans l'arrondissement de Ville-Marie et membre du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Le Mouvement des droits du citoyen organise pour sa part un rassemblement dimanche après-midi au square Victoria, à Montréal. Il appelle « tous les êtres humains à manifester leur solidarité avec les victimes et leurs familles et à dénoncer cet acte de haine et d'islamophobie ».

Avec la collaboration de Yasmine Khayat

Grand Montréal

Société