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Des employeurs du Nord-Est de l'Ontario souhaitent recruter des francophones à l'étranger

Un homme parle au micro devant des gens en train de manger.
Le coordonnateur du RIF du Nord de l’Ontario, Christian Howald, était au club de golf de Kapuskasing pour cette session d'information. Photo: Radio-Canada / Francis Bouchard
Radio-Canada

Une cinquantaine d’employeurs et réprésentants municipaux de Kapuskasing, de Hearst et des environs se sont réunis vendredi afin d’en apprendre davantage sur l’immigration francophone et bilingue. La session d’information avait pour but d’expliquer comment accéder aux programmes fédéraux et provinciaux pour recruter des employés francophones à l’étranger.

Le conseiller municipal de Kapuskasing Julien Boucher croit que l’immigration est essentielle pour Kapuskasing, notamment pour l’usine de production de cannabis médicale.

[Les dirigeants de CannAssist] ont mentionné qu’ils s’attendaient à prendre beaucoup d’employés de la région, mais ça va peut-être en prendre aussi de l’extérieur, parce qu’il y a beaucoup de personnes qui approchent de la retraite dans la région, raconte M. Boucher.

Même son de cloche du côté de la Hearst, rapporte Sylvie Fontaine, la directrice du service de développement économique de cette municipalité : Il faut regarder à l’international pour combler les postes d’ici 10 ans.

Selon, Alain Robichaud, agent de développement économique pour les municipalités de Val Rita-Harty et d’Opasatika, la région est sur le bord d’une situation critique en matière de main d’oeuvre.

Les employeurs nous le disent, et on essaie de leur présenter les options pour alléger cette situation.

Alain Robichaud, agent de développement économique pour les municipalités de Val Rita-Harty et d’Opasatika

Les préposés aux services de soutien personnel, les camionneurs et les représentants aux services à la clientèle seraient particulièrement en demande selon M. Robichaud.

Le besoin est criant dans le Nord de l’Ontario, à Hearst, à Smooth Rock Falls, à Cochrane, a corroboré Christian Howald, le coordonnateur du Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario.

On sait que les mines, c’est vraiment grave combien ils ont besoin de gens dans tous les secteurs, surtout les superviseurs. Avec la tendance de toujours garder les gens avec le plus d’ancienneté, on n’a pas pensé à former la relève de superviseurs.

Christian Howald, coordonnateur du Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario

Donc on a besoin de gens qualifiés non seulement dans les métiers spécialisés, les professions, mais aussi qui ont de l’expérience de supervision, conclut M. Howald.

Des représentants des ambassades du Canada en France, en Roumanie et au Maroc étaient présents à l’occasion de l'atelier coordonné par la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada et les Réseaux en immigration francophone.

En tout, huit sessions seront offertes : quatre en Ontario et quatre dans les maritimes.

Toronto, Hamilton et Hawkesbury sont les trois autres villes ontariennes qui bénéficieront de ces sessions d’informations.

Avec les informations de Francis Bouchard

Nord de l'Ontario

Francophonie