•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

38 000 jeunes de Colombie-Britannique sondés sur leur santé

Des élèves dans une classe d'anglais langue seconde.

Les adolescents de Colombie-Britannique croient être généralement en bonne santé, mais davantage disent avoir des troubles mentaux.

Photo : Radio-Canada

Benoit Clément

Le rapport de la Société du centre McCreary dénote que les jeunes de la 7 e à la 12 e année en Colombie-Britannique croient être généralement en bonne santé, même s'ils sont moins nombreux qu'il y a cinq ans à décrire leur santé physique et mentale comme excellente.

Le rapport utilise les données provenant du sondage de la santé des adolescents (BC AHS), mené en 2018 auprès de 38 000 élèves dans 58 des 60 commissions scolaires publiques de la province incluant le Conseil scolaire francophone.

Pour la première fois, les jeunes pouvaient s’identifier comme une personne de sexe masculin, féminin, ou non binaire.

Selon le rapport, 79 % des adolescents croient que leur vie est relativement bonne, la plupart dorment suffisamment et moins de jeunes fument du tabac que lors du dernier sondage, en 2013.

Mais une proportion moins importante d’élèves décrivent leur santé comme excellente ou bonne qu’il y a 5 ans. Une plus grande proportion d’entre eux décrivent leur état de santé comme passable, ou mauvais.

Les données démontrent aussi que les jeunes sont plus nombreux à rapporter avoir un trouble mental, soit 8 % des garçons et 23 % des filles. Ce taux est également beaucoup plus élevé chez les jeunes non binaires, à 43 %.

Manque de ressources

Benjamin Stoll, le directeur général de RésoSanté Colombie-Britannique, croit qu'il y a un manque criant de services pour les jeunes francophones.

« On n'a pas assez de financement pour faire des études sur les francophones, apporter des réponses adéquates. Donc on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a aujourd'hui », explique-t-il.

Il ajoute que les ressources dans la langue minoritaire ne sont pas accessibles facilement. « C'est là que les adultes ont un rôle à jouer. [...] C'est l'ensemble des professionnels de la santé qui sont disponibles au sein des écoles ou dans le système de santé, qui parlent la langue du jeune. Ils sont capables de  l'aider à se construire, ou à se reconstruire, malheureusement, parfois », avance Benjamin Stoll.

Colombie-Britannique et Yukon

Santé physique et mentale