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Le psychologue Étienne Lavoie reste derrière les barreaux

Photo du profil Linknd d'Etienne Lavoie
Étienne Lavoie, psychologue de Sherbrooke, fait face à 14 chefs d'accusation. Photo: Service de police de Sherbrooke
Radio-Canada

Le juge Conrad Chapdelaine refuse de remettre en liberté le Sherbrookois Étienne Lavoie en attendant la suite des procédures devant la justice.

Le suspect, un psychologue dont le droit de pratique vient d'être suspendu, aurait fait au moins trois victimes. Il fait face à 14 chefs d'accusation, dont proxénétisme et agression sexuelle armée.

Il est évident pour le ministère public que la détention d'Étienne Lavoie était nécessaire malgré la présomption d'innocence. Il semble que le juge Chapdelaine était du même avis pour la protection du public, des victimes et des témoins, que monsieur nuise à l'administration de la justice ou qu'il commette un autre crime, affirme la procureure de la Couronne, Marie-Ève Phaneuf.

Le juge Chapdelaine a profité de l'occasion pour s'adresser au suspect. Vous vous êtes enfoncé à un point qu'aujourd'hui j'estime que votre dangerosité va bien au-delà de vos propres problèmes de dépendance. C'est pourquoi votre détention doit être ordonnée.

Vous avez fait preuve d'un manque de respect total, tant sur le plan judiciaire, moral, social que professionnel.

Conrad Chapdelaine, juge à la Cour du Québec

Quant à votre conduite depuis votre première arrestation par les policiers le 10 janvier 2019, j'estime qu'elle ne présente rien de rassurant.

Vous avez fait des démarches afin qu'une personne intervienne auprès de la première plaignante afin qu'elle retire sa plainte. Cette preuve démontre que si vous étiez remis en liberté, vous pourriez nuire à l'administration de la justice, surtout qu'il s'agit d'une personne vulnérable.

Trois victimes alléguées

L'accusé demandait à être transféré en centre de thérapie, ce à quoi s'opposait la Couronne.

C'est à l'été 2018 qu'Étienne Lavoie et sa première victime se seraient connus. Ils auraient commencé à consommer du crack ensemble. Après avoir dépensé environ 15 000 $ en deux mois dans l'achat de stupéfiants, à court d'argent, le suspect aurait fait pression pour que la présumée victime se prostitue.

La deuxième victime aurait été forcée à avoir une relation sexuelle après qu'elle eut fait une fellation. Elle aurait consenti à la fellation, mais n'aurait jamais accepté que la relation aille plus loin.

Quant à la troisième victime, elle aurait été attachée sans son consentement lors d'une relation sexuelle qui se serait déroulée dans le bureau de consultation d'Étienne Lavoie.

Le Service de police de Sherbrooke (SPS) a ouvert six nouvelles enquêtes pour autant de victimes possibles dans cette affaire.

L'accusé doit revenir en cour le 5 avril prochain.

Estrie

Procès et poursuites