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Un nouveau test sanguin pour dépister le cancer du sein développé en Alberta

Des soutiens-gorges accrochés sur une corde à linge.
Le nouveau test sanguin est prometteur pour les femmes dont les mammographies ne sont pas concluantes. Photo: Getty Images
Radio-Canada

Un nouveau test de dépistage du cancer du sein mis au point par des chercheurs de l'Université de Calgary pourrait bientôt accompagner les traditionnelles mammographies, en raison de sa plus grande capacité à détecter des cellules cancéreuses à un stade précoce.

Le test sanguin développé ne nécessite que l’équivalent d’une cuillérée à café de sang. Il a été fait en même temps qu'une mammographie réalisée sur plus de 800 patientes de Calgary et d’Edmonton ainsi que 600 femmes de Manchester, au Royaume-Uni.

« Plus tôt le cancer peut être détecté – pendant qu'il est encore possible de le traiter – meilleurs seront les résultats », affirme Kristina Rinker, professeure associée en bio-ingénierie à l’Université de Calgary.

Les premiers résultats des essais cliniques réalisés en 2018 sont déjà probants. Sur les 800 échantillons collectés, 90 % démontrent l’efficacité de ce nouveau test de dépistage sanguin.

La chercheuse explique qu’un algorithme informatique permet aux chercheurs d’identifier les molécules associées au cancer à un stade précoce. Elle dit que les 800 échantillons collectés montrent que le test est précis à 90 %.

Détecter le cancer assez tôt, au premier stade, et administrer le traitement le plus rapidement possible, ça sauvera des vies.

Kristina Rinker, professeure associée à l'Université de Calgary

Des résultats complémentaires plus rapides

Kristina Rinker espère que le test améliorera le dépistage du cancer du sein chez les patientes dont la densité du tissu mammaire complique la lecture des mammographies.

Le besoin d’ajouter d’autres techniques de détection aux mammographies est réel, dit la chercheuse. « Une technologie qui travaille en complémentarité avec l’imagerie peut vraiment aider à identifier » les patientes qui pourraient bénéficier d'un traitement précoce.

La perspective de recevoir les résultats plus rapidement allégerait le stress des patients, évoque Ellen Wright Terrill, PDG par intérim de la Fondation du cancer de l’Alberta, l’une des partenaires de la recherche.

« En tant que femme âgée de 51 ans qui doit régulièrement passer des radiographies, ça permet de réduire le stress, l'inquiétude. C’est rapide et facile… Ça change la donne pour la santé des femmes », témoigne l’une des patientes de l’étude, Emma Weinhaupl.

Alberta

Santé publique