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Kevin Vickers se lance dans la course à la direction des libéraux au Nouveau-Brunswick

Kevin Vickers en point de presse.
Kevin Vickers était tout sourire lors de l'annonce. « Mon coeur est ici », a-t-il affirmé pendant son discours. Photo: Radio-Canada / Catherine Allard
Radio-Canada

Kevin Vickers, qui a été présenté comme un héros lors de la fusillade de 2014 au parlement à Ottawa, annonce officiellement sa candidature à la succession de Brian Gallant en tant que chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick.

Je me présente humblement à ce poste en reconnaissant les premiers ministres libéraux qui ont dirigé ce parti par le passé, du grand Louis J. Robichaud à Frank McKenna, Ray Frenette, mon ami Camille Thériault, Shawn Graham et Brian Gallant, ainsi que les dizaines de milliers de Néo-Brunswickois qui ont construit ce grand parti, a déclaré Kevin Vickers devant une foule de partisans rassemblée à Miramichi, sa ville natale.

Je construirai une équipe, des femmes et des hommes talentueux et diversifiés, pour me guider, a-t-il poursuivi.

Durant son discours, il a abordé plusieurs enjeux provinciaux, dont l'économie, la responsabilité fiscale, l’immigration, la justice sociale, l’éducation, la santé et l’environnement. Il propose entre autres d’appuyer le développement du tourisme francophone dans la province.

Nous avons tellement de potentiel pour augmenter notre part de marché au niveau touristique. Alors, pourquoi est-ce que les autres provinces de l’Atlantique sont devant nous? Nous pouvons et nous devons nous rattraper. À titre d’exemple, la population de la Francophonie mondiale compte 300 millions de personnes. Notre objectif est d’attirer seulement 1 % de ces personnes au Nouveau-Brunswick en tant que touristes chaque année, a expliqué Kevin Vickers.

Il a aussi parlé de sa carrière dans la Gendarmerie royale du Canada, notamment de la crise de Burnt Church. J’ai appris à écouter. J’ai appris l’importance de respecter l’intégrité des gens, à construire des ponts. Je rassemble les gens, a-t-il dit avec émotion.

Plusieurs dizaines de personnes sont assises dans la salle Une foule de libéraux s'est rassemblée à Miramichi pour l'annonce de Kevin Vickers. Photo : Radio-Canada / Catherine Allard

Réagissant à la décision du gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs de mettre en veilleuse le chantier de la route 11, Kevin Vickers a déclaré que son gouvernement prendrait des décisions en se basant sur des faits et les besoins de la population, mais non sur des opinions personnelles et des caprices.

La foule rassemblée pour l'écouter comprend notamment les députés Roger Melanson, Isabelle Theriault, Benoit Bourque, Monique LeBlanc, ainsi que l’ancien premier ministre Camille Thériault, l’ancienne lieutenante-gouverneure Marilyn Trenholme-Counsell et le stratège Bernard Thériault.

On a besoin d’un chef rassembleur. Les dernières élections ont montré que Higgs était un peu le chef des anglophones, et Gallant le chef des francophones. Il nous faut un chef pour tout le monde, estime Camille Thériault

Gaetan Pelletier, un homme d’affaires de la région de Charlo qui s'était lancé dans la course, est aussi présent à Miramichi et il donne maintenant son appui à M. Vickers.

Kevin Vickers, ancien sergent d’armes de la Chambre des communes, a récemment pris sa retraite comme ambassadeur du Canada en Irlande. Il songeait depuis décembre à se porter candidat dans la course à la direction des libéraux.

Une autre personnalité s'est aussi proposée pour diriger le Parti libéral : René Ephestion, directeur général de la Maison Nazareth à Moncton. Il croit pouvoir obtenir la citoyenneté canadienne à temps pour le congrès de direction.

Le député de Bathurst-Est-Nepisiguit-Saint-Isidore, Denis Landry, est chef intérimaire du parti depuis la mi-février. Il occupe la direction jusqu’au congrès des libéraux du 22 juin, à Saint-Jean, où le nouveau chef sera élu.

Brian Gallant a démissionné à la suite de la défaite de son gouvernement lors d'un vote de confiance. Les députés ont majoritairement voté contre le discours du Trône présenté par les libéraux peu après les élections de l'automne dernier. Aucun parti n'avait remporté la majorité des sièges à l'Assemblée législative à l'issue du scrutin.

Avec des renseignements de Catherine Allard et de Jacques Poitras, de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale