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Fusillades en Nouvelle-Zélande : consternation en Atlantique

Un homme est transporté sur une civière.
Les ambulanciers amènent un blessé de la fusillade de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le 15 mars 2019. Photo: Associated Press / Mark Baker
Radio-Canada

Des résidents des provinces de l'Atlantique expriment de la tristesse et de la compassion pour les victimes du carnage commis vendredi en Nouvelle-Zélande.

Au moins 49 personnes sont mortes et 20 autres ont été grièvement blessées dans des fusillades survenues dans deux mosquées de Nouvelle-Zélande remplies de fidèles pendant les prières du vendredi. Quatre suspects ont été arrêtés.

Le coeur est en mille morceaux parce que ce sont des personnes innocentes qui voulaient juste prendre un petit moment pour prier. [...] C’est un acte de violence qui visait des personnes nullement violentes, affirme le président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, Moncef Lakouas.

La Nouvelle-Zélande est loin des provinces de l’Atlantique, mais la solidarité humaine est universelle, ajoute-t-il.

Ce qui se passe en Nouvelle-Zélande ou dans le monde nous affecte tous, pas juste parce que ce sont des musulmans, mais parce que ce sont des êtres humains. Si le même acte avait été dans une église ou une synagogue, on aurait été autant choqués parce que ce genre de chose n’est certainement pas accepté dans une société de droit, de respect et de liberté d’expression et de religion, explique Moncef Lakouas.

Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, en entrevue dans les locaux de Radio-Canada Acadie, à Moncton« Mon coeur est en mille morceaux », a réagi Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

Le président de l'Association des étudiants et des étudiantes internationaux du Centre universitaire de Moncton (AEEICUM), Mohamed Bouya Ely Vall, s'est dit bouleversé par ce qu'il a vu à la télévision en se levant, vendredi matin. Il se dit triste de vivre dans un monde où ce type de carnage semble devenir fréquent.

De jour en jour, il y a plus d’attaques qui se font de cette nature. Mais quand même je suis rassuré qu’à la fin, c’est l’amour qui va gagner, à la fin, on va être capables de surpasser ce défi.

Le président de l'Association des étudiants et des étudiantes internationaux du centre universitaire de Moncton, Mohamed Bouya Ely Vall, en entrevue télévisée.Le président de l'Association des étudiants et des étudiantes internationaux du centre universitaire de Moncton, Mohamed Bouya Ely Vall, est découragé par le fait que des tueries surviennent régulièrement. Photo : Radio-Canada

Ce qui rend les attentats d'autant plus effrayants, selon un autre étudiant étranger rencontré sur le campus de Moncton, Jaber Najim, c'est qu'ils ont eu lieu dans des mosquées. C’est des espaces qui sont faits pour faire des prières. C’est effrayant que des gens qui viennent pour faire des prières, pour demander la paix, pour demander la sécurité, c’est effrayant que quelqu’un y vienne faire un attentat, c’est choquant d’arriver à cela. 

Jaber Najim, étudiant international à l'Université de Moncton.Les victimes se trouvaient dans des mosquées, note l'étudiant Jaber Najim, des lieux synonymesJaber Najim de paix normalement. Photo : Radio-Canada

Sans accroître la sécurité autour des mosquées, la Gendarmerie royale du Canada de la Nouvelle-Écosse a affirmé, à la suite des événements en Nouvelle-Zélande, qu'elle était en contact avec des membres de la communauté musulmane et qu' elle réagirait s'ils exprimaient des préoccupations.

De nombreuses personnes ont aussi réagi dans les médias sociaux. Le maire d'Edmundston, Cyrille Simard, y écrit par exemple : Nous cueillons une fois de plus les fruits pourris et monstrueux de la complaisance ambiante dont nous nous faisons complices lorsque nous gardons le silence sur le racisme et sur ceux et celles qui en font la promotion active ou non. Il faut dénoncer.

Nouveau-Brunswick

Terrorisme