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Près de 500 jeunes marchent pour le climat à Rimouski

Près de 500 étudiants étaient présents à la manifestation.
Près de 500 étudiants étaient présents à la manifestation. Photo: Radio-Canada / Denis Leduc
Radio-Canada

Des centaines d'étudiants du Bas-Saint-Laurent se sont joints au mouvement mondial pour inciter les gouvernements à agir au sujet des changements climatiques. Ils étaient près de 500 dans les rues de Rimouski.

Des marches pour le climat ont aussi eu lieu à Rivière-du-Loup et à La Pocatière, notamment.

Le Cégep de Rivière-du-Loup de même que l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) ont suspendu les cours pour la journée, puisque de nombreux étudiants comptaient participer à la marche.

Les étudiants manifestent pour demander au gouvernement d'agir contre les changements climatiques.Agrandir l’imageLes étudiants manifestent à Rimouski pour demander au gouvernement d'agir contre les changements climatiques. Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

Les manifestants de Rimouski étaient surtout des jeunes du secondaire, du cégep ou encore de l'UQAR. On comptait également un bon groupe de citoyens plus âgés.

Les participants ont souligné l’importance d’agir et de les soutenir dans leur bataille pour le climat.

C’est un peu cliché de manifester pour la planète, mais c’est vraiment une cause très raisonnable et on essaie de pousser les gouvernements pour agir de façon proactive.

Étudiant de l’UQAR

On fait tous un peu notre part au quotidien de façon individuelle et on aimerait beaucoup que ça se traduise plus au niveau de la communauté et de la Municipalité.

Résidente de Rimouski

Si tu fais rien, il n’y a rien qui va changer, c’est sûr.

Étudiant de l’École secondaire Paul-Hubert

Des conférences et des discussions sur le thème du climat ont également lieu au cours de la journée.

Selon la présidente de l'Association générale des étudiants de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière, Anne-Marie Roy, il est primordial de parler des changements climatiques, puisqu'ils touchent tout le monde, particulièrement les futurs agriculteurs.

Les étudiants sont inquiets pour l'avenir qu'on a devant nous. Les changements climatiques ont beaucoup d'impact sur le milieu agricole. On n'a qu'à regarder l'été dernier avec les sécheresses qu'il y a eu partout au Bas-Saint-Laurent.

Anne-Marie Roy, présidente de l'Association générale des étudiants de l'ITA de La Pocatière
Des jeunes ont manifesté pour le climat dans les rues de Rimouski vendredi.Des jeunes ont manifesté pour le climat dans les rues de Rimouski vendredi. Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Pour Laura Daignault, de l'Association générale étudiante du campus de Rimouski (AGECAR), les gouvernements devraient suivre les recommandations du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) et instaurer des lois pour les faire respecter.

C'est vraiment intéressant de voir qu'il y a autant de gens à travers le monde qui prennent part à ça aujourd'hui, [...] que la population étudiante se tient, à travers le Québec et à travers le monde.

Laura Daignault, vice-présidente aux affaires externes de l'AGECAR

Plus de 110 000 étudiants universitaires québécois ont voté pour la tenue d’une grève vendredi après-midi afin de participer à la marche pour le climat. Des milliers de cégépiens et d'élèves du secondaire se sont également joints au mouvement lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg.

Arrêt à la mosquée

À Rimouski, les manifestants ont fait un arrêt à la mosquée à la demande du maire, Marc Parent. Ils ont exprimé leur solidarité envers les victimes des fusillades survenues dans deux mosquées de Nouvelle-Zélande.

Le maire s'est très brièvement adressé à la foule et aux membres de la mosquée venus saluer les personnes présentes.

Un des membres de la mosquée de Rimouski, le professeur Mehdi Adda de l'UQAR, a par la suite pris la parole.

On est tous frères et soeurs en humanité, et je pense que cette solidarité que vous nous démontrez ici est un exemple à répéter.

Mehdi Adda, professeur de l’UQAR

Les députés Harold LeBel et Guy Caron ont également dénoncé la violence et l'intolérance.

Guy Caron a mentionné que les victimes des attentats en Nouvelle-Zélande étaient des victimes de la haine, de l'intolérance et de l'islamophobie.

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