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Le nouveau traversier Qajaq est incapable de traverser les glaces du détroit de Belle Isle

Un bateau a deux étages.

Le Qajaq W est un bateau construit en Norvège en 2010 qui se nommait auparavant le MV Grete.

Photo : CBC

Radio-Canada

Le traversier Qajaq, qui a entrepris à la fin janvier les liaisons entre St. Barbe, sur l'île de Terre-Neuve, et Blanc-Sablon, à la frontière du Québec et du Labrador, n'est pas assez puissant pour traverser les glaces qui obstruent le passage.

Il n’a pas la même puissance que le traversier Apollo qu’il a remplacé, affirme Brad Dunford, de la Garde côtière canadienne.

Il faut dire que l’épaisseur des glaces dans le détroit, cette année, est exceptionnelle. Même un brise-glace s’y est pris.

C’est ce qui fait dire à Brad Dunford qu’un brise-glace serait de peu d’utilité au Qajaq. Les capacités de ce navire préoccupent la Garde côtière, étant donné sa plus faible puissance [que l’Apollo] et sa capacité à suivre les brise-glaces.

M. Dunford évoque le risque que des passagers restent coincés pendant des jours sur le traversier s’il devait prendre la mer et être immobilisé par les glaces.

Un brise-glace qui peine à traverser les glaces.

Le brise-glace Sir Alexander peine à briser la glace de la baie de Shippagan et du golfe Saint-Laurenté

Photo : Radio-Canada

Le Qajaq est resté accosté de nombreuses journées depuis sa mise en service, en attendant que les conditions s’améliorent dans le détroit.

Un navire louangé lors de son entrée en service

En janvier, le président du groupe Woodward, qui exploite le nouveau traversier, affirmait que le Qajaq, même s’il était deux fois moins puissant que l’Apollo, avait une proue renforcée pour mieux fendre les glaces. Il vantait aussi sa faible empreinte environnementale : le navire consomme deux fois moins de carburant que l’Apollo.

Le traversier Apollo entouré de glaces.

L'Apollo, qui effectuait la liaison entre St.Barbe, à Terre-Neuve, et Blanc-Sablon, au Québec.

Photo : CBC

Le Qajaq est un navire norvégien construit en 2010 et remis à neuf.

Le groupe Woodford offre le service de traversier entre St. Barbe et Blanc-Sablon pour le compte du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador, qui a aussi défendu le traversier jeudi. Il maintient en effet, dans un communiqué de presse, que le Qajaq a été conçu et construit pour naviguer dans des conditions de glace sévères.

Le ministre des Transports Steve Crocker insiste sur le fait que les conditions de glace dans le détroit de Belle Isle sont exceptionnelles, « les pires depuis 30 ans ».

Il rappelle que le brise-glace Molly Kool, bien plus puissant que le Qajaq, est resté pris une fois cet hiver.

Le gouvernement demande aux usagers d'être patients

Des communautés au Labrador dépendent du service de traversier pour leur approvisionnement, en denrées alimentaires notamment. Leurs résidents empruntent aussi le traversier pour se rendre dans de plus grands centres.

Nous comprenons la frustration des usagers, affirme le gouvernement provincial.

Les équipages du Qajaq et du brise-glace Henry Larsen doivent évaluer l’état des glaces vendredi avant de décider de prendre la mer ou non. Avec un peu de chance, déclare Brad Dunford, les vents auront changé de direction et cesseront de pousser les glaces vers le détroit de Belle Isle, un étroit passage où elles restent prises.

Avec les informations de CBC

Terre-Neuve-et-Labrador

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