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Des solutions pour réduire l’attente des ambulanciers aux urgences en Nouvelle-Écosse

Deux ambulances circulant dans une rue.
Le syndicat des ambulanciers estime que des ambulances doivent attendre trop longtemps devant des hôpitaux l'occasion de déposer leur patient (archives). Photo: CBC/Craig Paisley
Radio-Canada

Les dirigeants de cinq hôpitaux en Nouvelle-Écosse comptant chacun une salle d'urgence particulièrement achalandée vont devoir établir une limite du temps que les ambulanciers passent à attendre pour déposer leurs patients.

Les ambulanciers sont souvent contraints de passer des heures, parfois un quart de travail entier, à attendre aux urgences et dans les corridors des hôpitaux avec des patients, car ils doivent veiller sur eux tant qu’ils n’ont pas été formellement admis à l’établissement de soins.

La Régie de santé de la Nouvelle-Écosse compte présenter sa nouvelle politique sur ce temps d’attente d’ici environ un mois. Le ministre de la Santé, Randy Delorey, espère que cette mesure va réduire l’attente des ambulanciers.

Les cinq salles d’urgence en question sont celles de l’hôpital Halifax Infirmary, de l’Hôpital général de Dartmouth et des hôpitaux à Sydney, Truro et Kentville.

C’est le personnel de première ligne qui a suggéré d’établir une limite du temps d’attente des ambulanciers et du temps nécessaire pour soigner les patients de l’urgence et leur donner leur congé ou les transférer ailleurs, explique le ministre Delorey. Il fait confiance au jugement du personnel en la matière.

Déplacer les patients plus rapidement

Des initiatives sont déjà en marche dans certains hôpitaux pour réduire l’attente des ambulanciers, a expliqué le vice-président de la Régie de santé, Tim Guest, devant un comité de l’Assemblée législative jeudi.

À l’Hôpital général de Dartmouth, par exemple, une équipe a été formée pour recevoir les patients qui arrivent en ambulance, ce qui libère plus rapidement les ambulanciers pour répondre à d’autres appels, a indiqué Tim Guest.

Portrait de Tim Guest Les salles d'urgence fonctionnent à l'heure actuelle à leur capacité maximale, affirme le vice-président de la Régie de santé de la Nouvelle-Écosse, Tim Guest. Photo : CBC/Jean Laroche

Il s’agissait au départ d’un projet pilote. Des équipes du genre formées de deux personnes sont maintenant en place de façon permanente. Des équipes similaires seront bientôt à l’oeuvre à l’hôpital régional de Kentville.

Cet hôpital comme l'Halifax Infirmary comptent aussi ce que l’on appelle une zone d’évaluation rapide. Il s’agit d’un espace dans le service d’urgence où des patients sont soignés, puis déplacés ailleurs dans l’hôpital selon leurs besoins, a ajouté Tim Guest.

Il peut s’agir de patients qui attendent le résultat de tests médicaux et qui sont déplacés dans une salle d’attente ou de lieu d’occuper une civière à l’urgence, a-t-il expliqué, à titre d’exemple.

La zone d’évaluation rapide à l’urgence d’Halifax fonctionnera bientôt 24 heures su 24. Une autre sera établie à l’hôpital de Truro.

Portrait de Jeff FraserLimiter le temps d'attente des ambulanciers aux salles d'urgence soulagera immédiatement la pression sur le service, croit le directeur des services ambulanciers, Jeff Fraser. Photo : CBC/Jean Laroche

Dans certains hôpitaux, le personnel infirmier affecté au triage des patients peut commander immédiatement certains tests médicaux. Quand les patients voient le médecin, ce dernier dispose déjà du résultat des tests.

Les salles d’urgence fonctionnent déjà au maximum, ce qui limite leur capacité à entreprendre ce genre d’initiative, a souligné Tim Guest.

Des mesures bien accueillies par le service ambulancier

La direction du service ambulancier et le syndicat des ambulanciers estiment que les nouvelles mesures peuvent améliorer la situation.

À tout moment, de 10 % à 20 % des équipes d’ambulanciers attendent à un hôpital l’occasion de déposer leur patient, précise le directeur des activités provinciales du service ambulancier, Jeff Fraser. Il croit que les nouvelles mesures permettront de libérer plus rapidement les ambulances.

Portrait de Terry ChapmanLe directeur du syndicat des travailleurs paramédicaux, Terry Chapman, espère une réduction d'au moins 50 % du temps d'attente des ambulanciers aux salles d'urgence. Photo : CBC/Jean Laroche

Réduire le temps d’attente d’au moins 50 % serait un soulagement considérable, selon le directeur du syndicat des travailleurs paramédicaux, Terry Chapman.

Par contre, Jeff Fraser ne croit pas que les mesures proposées régleront tous les problèmes. Il y a toujours des moments durant la journée où il faudrait plus d’ambulanciers sur les routes, dit-il.

Le problème fondamental, selon Tim Guest, est la croissance du nombre de patients qui occupent un lit à l’hôpital en attendant d’avoir une place dans un autre établissement de soins. Il est très difficile de trouver une place pour eux, dit-il.

D’après un reportage de Jean Laroche, de CBC

Nouvelle-Écosse

Établissement de santé