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Les étudiants de la région se mobilisent pour le climat

Les étudiants de la région se mobilisent pour le climat
Radio-Canada

Les étudiants du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont pas l'intention de laisser tomber la planète devant la crise climatique qui se dessine.

Plus de 500 d'entre eux issus de l'Unviversité du Québec à Chicoutimi (UQAC) et des quatre cégeps ont pris part au mouvement La planète s’invite à l’université, vendredi. Ils ont marché dans les rues de Saguenay pour presser les différents paliers de gouvernement d'agir avant qu'il ne soit trop tard.

C’est pour montrer que nous autres, les jeunes, ça nous tient à coeur et que nous, on veut évoluer dans un monde qui est sain.

Étienne Mailloux, exécutant aux affaires externes à l’Association des étudiants et étudiantes du Cégep de Chicoutimi

La manifestante Marie Gauthier rappelle l’urgence d’agir.

C'est notre planète, c'est notre avenir et s'il reste environ deux ou trois ans avant qu'il y ait des répercussions majeures, à quoi ça sert d'étudier si nous n’avons pas d'avenir?, s'interroge-t-elle.

La coordonnatrice aux communications au Cercle environnemental UQAC, Cynthia Legault, rappelle que la jeune génération est celle qui devra subir les conséquences des changements climatiques.

Les grands projets inquiètent

La venue de projets comme GNL Québec, Métaux BlackRock et Arianne Phosphate fait craindre le pire aux jeunes de la région.

Juste pour le projet Énergie Saguenay, c'est l'équivalent de 7,8 millions de tonnes de GES. 7,8 millions, c'est l'équivalent de l'ensemble des réductions des gaz à effet de serre de la province. C'est comme dire que tous les efforts qui ont été mis dans les 25 dernières années, finalement ne serviront à rien, affirme Adrien Guibert-Barthez, porte-parole de la Coalition Fjord.

Les députés de Jonquière Sylvain Gaudreault (provincial) et Karine Trudel (fédéral) ont joint le mouvement. Ils demandent aux gouvernements de mettre en place des mesures concrètes.

Ce n'est pas juste en achetant un pipeline avec des fonds publics qu'on peut dire qu'on participe à la transition énergétique. La transition énergétique, c’est se doter d'un plan concret, un plan environnemental rigoureux.

Karine Trudel, députée de Jonquière à Ottawa

Le péquiste Sylvain Gaudreault demande au gouvernement d’appeler, en commission parlementaire, le projet de loi qu’il a déposé dans le but de faire respecter l’obligation climatique du Québec.

Environ 20 000 étudiants québécois ont participé au débrayage. Des manifestations avaient lieu aux quatre coins de la province.

Des élèves devant le Cégep de Jonquière.Des élèves du Cégep de Jonquière tiennent un piquet de grève devant l'établissement. Photo : avec l'autorisation de Sophie Boivin
Des étudiants manifestent devant l'entrée du Cégep de Chicoutimi.Les cours sont suspendus au Cégep de Chicoutimi en raison de la manifestation pour le climat. Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay
Des élèves marchent avec des affiches.Des élèves de l'École secondaire des Grandes-Marées ont participé au mouvement pour le climat. Photo : Avec l'autorisation de Jade Brisson

Les cours ont été suspendus aux cégeps de Jonquière, Chicoutimi et Saint-Félicien.

Le mouvement est inspiré par les actions d’une adolescente suédoise, Greta Thunberg, qui demande aux élèves et étudiants du monde entier de sécher leurs cours pour forcer les gouvernements à respecter leurs engagements de diminution des émissions de GES relatifs à l’Accord de Paris.

Saguenay–Lac-St-Jean

Changements climatiques