•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des bâtiments de ferme s’effondrent à Saint-Maurice

Étable dont le toit s'est effondré.
Le toit d'une étable de Saint-Maurice s'est effondré sous le poids de la neige. Des vaches ont été blessées. Photo: Radio-Canada / Josée Duchame
Radio-Canada

Les toits de deux bâtiments de ferme abritant des vaches laitières se sont effondrés jeudi à Saint-Maurice, tous deux sur le rang Saint-Jean. De nombreux agriculteurs sont aux prises avec des problèmes d'effondrement cet hiver, ce qui inquiète l'Union des producteurs agricoles (UPA) Mauricie.

Dans l’un des cas, quelques-unes des 40 vaches ont été légèrement blessées. Elles sont sous évaluation vétérinaire, mais peuvent demeurer sur la propriété.

Le bâtiment qui s'est effondré est évalué par un ingénieur. Le poids de la neige pourrait être en cause.

Toit d'une ferme effondréLe toit de cette ferme de Saint-Maurice s'est aussi effondré. Photo : Radio-Canada / Josée Duchame

L’autre ferme s'est effondrée malgré le fait qu'il ne restait plus de neige sur le toit. Aucune des 70 vaches n'a été blessée.

Les animaux seront transférés dans une autre ferme en attendant que leur propriétaire puisse à nouveau les héberger.

Un troisième bâtiment s'est d'ailleurs effondré, toujours sur le rang Saint-Jean, il y a quelques jours, mais il était vacant.

L’UPA Mauricie met en place des cellules de crise

L'Union des producteurs agricoles (UPA) Mauricie indique avoir remarqué un nombre plus important de bâtiments de ferme qui s'effondrent cet hiver.

Le président de l'UPA Mauricie, Jean-Marie Giguère, qualifie la situation d’alarmante.

On doit avoir facilement une quinzaine d'entreprises agricoles où, cette semaine seulement, il y a eu des bris ou des effondrements, dit-il.

Jean-Marie Giguère fait partie de l’UPA Mauricie depuis 22 ans et il affirme qu’il n'a jamais vu ça.

Ce n’est pas tant l'épaisseur de neige, c'est la glace qu'il y a en dessous de la neige qui est problématique, explique-t-il. Les structures, on dit toujours c'est bon, ça a passé les âges, sauf qu'il y a des structures très récentes de moins de trois ans qui se sont effondrées aujourd'hui.

La situation est telle que l'UPA a mis en place des cellules de crise pour venir en aide aux producteurs touchés.

En plus de devoir reconstruire, cela représente une perte de revenus pour les agriculteurs lorsqu'ils ne peuvent plus exploiter leur troupeau. À l'approche de la période des semences, c'est également une source de stress, selon Jean-Marie Giguère.

D'après les informations de Camille Carpentier

Mauricie et Centre du Québec

Agriculture