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Les temps sont durs pour les résidences pour aînés

Affiche extérieure de la résidence Clair de lune.
La résidence pour personnes âgées Clair de lune est située à Alma. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La pénurie de main-d'œuvre et la lourdeur administrative mènent la vie dure aux propriétaires de résidences privées pour aînés. Certains craignent de ne pas être en mesure de survivre.

Des propriétaires se sont réunis, jeudi, à Alma, pour discuter des défis auxquels ils font face.

Régine Larouche et Raoul Pelletier ont ouvert la Résidence Clair de Lune d'Alma il y a 32 ans. Le couple, épaulé d'une dizaine d'employés, prend soin de 26 bénéficiaires en perte d'autonomie.

Le manque de main-d'oeuvre et la hausse des coûts d'exploitation frappent les gestionnaires de la résidence de plein fouet.

C'est sûr que financièrement, si on continue à ne pas avoir d'aide, on ne pourra pas résister.

Régine Larouche, copropriétaire de la Résidence Clair de Lune

Raoul Pelletier fait valoir que la situation est difficile depuis la fin des années 80.

On rush pas mal moi et ma conjointe. Le manque de personnel, le manque de tout du gouvernement : on n'a pas grand-chose. Nos employés, ça ne fait pas longtemps qu'ils gagnent 13 $, 14 $ ou 15 $ l'heure. C'est inacceptable, déplore-t-il

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) mène actuellement une tournée provinciale sur la viabilité des résidences. Au cours des dernières années, 10 petites résidences privées ont été forcées de mettre la clé sous la porte.

Au Québec, dans les cinq dernières années, 450 résidences ont fermé leurs portes. C'est énorme! C'est majoritairement des petites résidences de moins de 50 unités. Ils trouvent qu'ils en ont beaucoup sur les épaules, met en relief la directrice générale adjointe du RQRA, Chantale St-Onge.

L’obligation, pour les exploitants, de doter leurs résidences de gicleurs, couplée à la hausse des frais de tous genres, entraîne une surcharge financière. S’ajoute à cela le budget restreint des aînés, qui ne peuvent payer plus que ce qu’ils déboursent déjà.

Régine Larouche en entrevueLa gestionnaire de la résidence pour aînés Clair de lune d'Alma, Régine Larouche Photo : Radio-Canada

La situation inquiète la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ). Le directeur général, Patrice St-Pierre, signale que les milieux ruraux sont les plus touchés.

Il faut vraiment se questionner sur l'accessibilité, tant au niveau du coût pour les résidents que la présence sur l'ensemble du territoire pour permettre aux gens de ne pas se déraciner de leur milieu de vie. On voit aussi, depuis quelques années, qu'il y a une concentration de ces milieux-là dans les zones urbanisées. On a donc des migrations de population qui quitte la ruralité, fait-il ressortir.

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le taux d'occupation des résidences privées se situe à 94 %. Ce chiffre pourrait augmenter puisque les aînés optent pour ce type d'habitation de plus en plus tôt.

D’après le reportage de Jessica Blackburn

Saguenay–Lac-St-Jean

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