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Des militantes pour le droit des femmes devant les tribunaux en Arabie saoudite

Une jeunne femme avec les cheveux foncés.

En 2014, Loujain Al-Hathloul a été détenue pendant 70 jours après avoir tenté de traverser la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite en conduisant.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Des militantes pour le droit des femmes ont comparu pour la première fois mercredi devant un tribunal à huis clos en Arabie saoudite, pour des accusations inconnues. Elles avaient été arrêtées en mai 2018 lors d'une opération qui avait soulevé l'indignation internationale. L'une d'entre elles est une ancienne étudiante de l'Université de la Colombie-Britannique de Vancouver.

Selon Amnistie internationale, Loujain al-Hathloul, diplômée de l'Université de la Colombie-Britannique du programme d’études françaises, aurait notamment été victime de violence et menacée de mort en détention à cause de son militantisme.

Selon l’organisme de défense des droits de la personne, Eman al-Nafjan et Aziza al-Yousef figurent parmi les autres accusées.

Ces femmes sont parmi la douzaine de militantes arrêtées en Arabie saoudite le 15 mai 2018, quelques semaines avant que l’interdiction de conduire des femmes dans le royaume du Moyen-Orient ne soit abolie.

Les autorités saoudiennes n'ont pas répondu aux demandes de commentaires mercredi et les médias saoudiens n'ont pas immédiatement rapporté l'audience.

Une jeune diplômé devant des fleurs.

Loujain Al-Hathloul a étudié le Français à l'Université de la Colombie-Britannique entre 2009 et 2014.

Photo : Facebook

Les autorités ont empêché des diplomates et des journalistes occidentaux d'assister à l'audience à Riyad, a déclaré à l'Associated Press une personne proche du dossier. Celle-ci a parlé sous condition d'anonymat, par crainte de représailles.

Le frère de Loujain Al-Hathloul, Walid, et Amnistie internationale ont avancé que la comparution en justice avait été transférée à un tribunal pénal au lieu d'un tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme.

Il n'est pas clair à savoir si cela signifie que les femmes font face à des accusations moindres.

Colombie-Britannique et Yukon

Droits et libertés