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Effets du cannabis : des chercheurs de la région relancent une étude

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Des chercheurs veulent mesurer les effets à long terme de la consommation de cannabis. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

Pour mesurer les effets à long terme de la consommation de cannabis à l'adolescence, des chercheurs de la région souhaitent retrouver 700 des 1028 jeunes adultes qui ont pris part à une étude menée au début des années 2000.

À l'époque, les chercheurs avaient mentionné aux volontaires leur intention de relancer l'étude une dizaine d’années plus tard. Il y a un an, une équipe d'Écogène 21 a repris contact avec les participants.

Quand je leur explique au téléphone, je leur explique c'est quoi la recherche et qu'est-ce qu'ils avaient fait dans le temps et ils s'en souviennent un peu. Ils se souviennent des événements marquants comme l'IRM, c'est vraiment un événement marquant quand on a 12 ans, explique Miriam Larouche, coordonnatrice de recherche à Écogène 21.

La première phase de l'étude avait révélé qu'un tiers des adolescents avaient déjà consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Cette nouvelle étape permettra d'analyser l'évolution de la santé des participants.

Par l’entremise d’examens psychologiques et d’imagerie par résonnance magnétique du cerveau, de même que grâce au profil génétique, les chercheurs veulent en apprendre davantage sur la santé des consommateurs de marijuana.

On peut faire des calculs de la quantité de matière grise, de matière blanche qui se trouve dans les coupes du cerveau obtenues par imagerie et on peut, à ce moment-là, lier ces informations à d'autres données, comme des données génétiques obtenues par des analyses sanguines et par le biais de questionnaires.

Louis Richer, neuropsychologue et professeur à l'UQAC

Miriam Larouche note que trois facteurs de risque priment : l'âge de la première consommation, la génétique et le sexe.

Jusqu'ici, près de 170 personnes ont accepté de se soumettre à nouveau à une série de tests réalisés sur une base volontaire et anonyme. Les chercheurs espèrent terminer l'exercice au plus tard en 2023.

Ça va être intéressant de voir, aujourd’hui, où ils en sont rendus avec leur consommation de drogue, d'alcool, mais aussi spécifiquement de cannabis pour déterminer s'il n'y a pas des facteurs de risque et de protection par rapport à la santé physique et mentale, enchaîne Louis Richer.

La légalisation du cannabis au Canada n'est pas considérée dans cette étude, mais les chercheurs sont d’avis que cette nouvelle réalité pourrait inciter certains répondants à être plus transparents.

D'après le reportage de Frédéric Tremblay

Saguenay–Lac-St-Jean

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