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Le MAGE-UQAC dénonce la déréglementation des droits de scolarité pour les étudiants internationaux

Des étudiants circulent devant l'UQAC.
Un pavillon de l'Université du Québec à Chicoutimi Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des associations étudiantes croient que la déréglementation des droits de scolarité pour les étudiants internationaux, qui entrera en vigueur en septembre, nuira à des établissements comme l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

De son côté, le réseau de l'Université du Québec (UQ) demande l'aide du gouvernement pour le recrutement international.

Dix-huit associations étudiantes ont récemment dénoncé la déréglementation des droits de scolarité pour les étudiants internationaux. Cette mesure aurait, selon elles, des effets pervers pour les universités francophones et en région comme l'UQAC.

Cette déréglementation-là fait que certaines universités vont avoir des avantages concurrentiels par rapport à d'autres. Ça va faire en sorte qu'il va y avoir des universités de seconde zone et, habituellement, ces universités sont des universités francophones de région, dont l'UQAC, dit Keven Desgagné, président du MAGE-UQAC.

L'Union étudiante du Québec croit que la déréglementation favoriserait les universités anglophones.

Quand on compare les frais de scolarité que les universités chargent au Québec, on constate, par rapport au marché international, que les universités québécoises sont plus chères que la moyenne francophone, mais moins chères que la moyenne anglophone. Donc, éminemment, il y a une attractivité qui est plus importante pour des universités comme McGill et Concordia, note le président de l’Union étudiante du Québec, Guillaume Lecorps.

Un moratoire réclamé

Le réseau de l'Université du Québec, dont fait partie l'UQAC, croit que cette déréglementation doit s'accompagner de mesures pour augmenter le nombre d'étudiants internationaux dans les établissements. On demande notamment au gouvernement un financement de 5 millions de dollars.

Le défi qu'on a, les francophones et l'UQAC particulièrement, c’est qu’il faut augmenter notre recrutement dans des zones dans lesquelles ont n’est pas habituellement. C'est évident qu'il va falloir mettre sur pied des stratégies pour pouvoir faire des gains à l'international.

Johanne Jean, présidente du réseau de l'UQ

Les associations étudiantes réclament un moratoire le temps que soit menée une étude sur l'impact de la déréglementation des droits de scolarité. Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, n'a pas voulu réagir.

D'après le reportage de Thomas Laberge

Saguenay–Lac-St-Jean

Éducation