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50 ans de l'UQTR : le verre soufflé sur les bancs d'école

Une étudiante de l'Université du Québec à Trois-Rivières chauffe du verre dans un four à fusion allant jusqu'à 1260 degrés Celsius.
Une étudiante de l'Université du Québec à Trois-Rivières chauffe du verre dans un four à fusion allant jusqu'à 1260 degrés Celsius. Photo: Radio-Canada / Catherine Bouchard
Radio-Canada

Le microprogramme en verre de l'Université du Québec à Trois-Rivières  (UQTR) est unique dans le réseau universitaire québécois. Les étudiants intéressés, indépendamment de leur parcours, peuvent apprendre cet art unique qui gagne en popularité.

L'objectif ultime de cette formation est la réalisation d'oeuvres sculpturales en verre.

Dans une salle au sous-sol du pavillon Benjamin-Sulte, des étudiants en arts visuels ou simplement curieux apprennent les rudiments du soufflage du verre. Un four à fusion grimpant jusqu'à 1260 degrés Celsius et des fours électriques font partie des installations du petit atelier.

Le professeur offrant la formation, Jean-Paul Martel, enseigne le soufflage du verre depuis 1995 à des étudiants en arts visuels de l'UQTR.

C'est un peu comme aller cueillir du miel dans un pot. Si on fait juste introduire le couteau dans le pot de miel, on le ressort, on n'aura pas de miel. Il va tout revenir dans le pot. Donc, faut tourner pour que le verre monte sur la canne et faut le contrôler et on va souffler, explique M. Martel.

Une étudiante manipule du verre chauffé avec des pinces de fonte.Le verre est tourné et sculpté à chaud à sa sortie du four. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Le verre, matière à la fois très maléable et très volatile, offre des défis hors du commun aux étudiants participant à ces cours.

La manière dans le fond qu'il veut pas nécessairement écouter, mais que tu finis par réussir à le dompter et à faire des choses franchement incroyables, sérieusement. Des fois, tu fais juste faire une pièce et tu perds carrément le contrôle et, au contraire, tu viens créer quelque chose que tu t'attendais pas et un peu l'espèce de probabilité de créer une pièce qui n'était pas voulue, affirme l'étudiante en deuxième année au baccalauréat en arts visuels, Laurence Mongrain.

Jean-Paul Martel est lui aussi toujours fasciné par ce matériau.

Il semble toujours comme habité par le feu. On peut l'avoir sous forme solide et liquide. Il y a cette espèce d'ambivalence entre solide et liquide qui fait que j'ai toujours été passionné. Déjà, à mon premier cours de verre, je savais que c'était ma nouvelle voie.

Une étudiante travaille le verre dans le cadre d'un cours à l'UQTR.Le microprogramme de l'UQTR portant sur le verre soufflé est unique en son genre au Québec. Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Plus d'une dizaine d'étudiants participent session après session aux cours de soufflage du verre de l'UQTR.

Mauricie et Centre du Québec

Éducation