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Petits partis, mais passionnés : travailler fort pour peu de résultats

Deux micros devant le drapeau albertain.

Les plus petits partis en Alberta, ont très peu de chances de percer, lors des élections, malgré leur passion et leur engagement.

Photo : getty images/istockphoto / Niyazz

Marie-Pier Mercier

De petits partis ont émergé dans le paysage politique albertain au cours des dernières années, d'autres existent depuis longtemps. Dans les deux cas, ils ont très peu de chances de percer, lors des élections, malgré leur passion et leur engagement.

Ces organisations manquent souvent de moyens, de financement et de candidats, mais malgré les obstacles, ils tentent tant bien que mal de faire passer leur message.

Si les groupes centristes, tels que le Parti albertain et le Parti libéral, ont très peu de chances de faire des gains lors des élections, pour les partis marginaux, c’est encore pire, selon le politologue de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily.

Les chances qu’ils jouent un rôle important sont quasiment nulles pour la simple raison que la course risque de se disputer entre les néo-démocrates et les conservateurs, explique-t-il.

Naomi Rankin, chef du Parti communiste de l’Alberta depuis 1992, sans jamais avoir été élue, le reconnaît.

« Nous savons que nous ne remporterons pas de circonscriptions, mais nous voulons faire passer notre message », dit-elle.

Le parti défend les valeurs communistes et se base sur le fait qu’il faut accorder la priorité aux personnes et à l’environnement avant les profits des entreprises.

Selon elle, de plus en plus de personnes s’intéressent toutefois au communisme. Le parti présentera trois candidats à Edmonton et un à Calgary. « Ce sont deux personnes de plus qu’à la dernière élection », se réjouit-elle.

Naomi Rankin, chef du Parti communiste, au téléphone.

Les plus petits partis politiques de l'Alberta ont très peu de chances de percer, lors des élections, malgré leur passion et leur engagement

Photo : Radio-Canada / Richard Marion

Toutefois, ce sera une campagne discrète, étant donné le peu d’argent que nous avons. Nous sommes fauchés!

Naomi Rankin, chef du Parti communiste de l'Alberta

Le Parti communiste a amassé 300 $ en 2018.

Alors qu’est-ce qui incite Naomi Rankin à continuer, malgré l'absence de résultats depuis les trois dernières décennies?

« La justice, la démocratie et mes convictions profondes », répond-elle.

D’autres petites formations essaient aussi de se faire connaître ou de s'imposer.

Les petits partis peinent à remporter des élections

Le Parti conservateur libre

Son leader, Derek Fildebrandt, est un ancien député du Parti conservateur uni, expulsé par Jason Kenney. Lui qui est maintenant chef d'une bien plus petite formation constate que les médias accordent très peu de visibilité à ses politiques. Il déplore que les deux grandes forces en place attirent toutes l'attention.

Il est assis dans un café et sourit à la caméra­.

Derek Fildebrandt trouve que les médias n'accrodent pas assez de visibilité à son parti.

Photo : Radio-Canada / Audrey Neveu

Les Canadiens ont plus de choix. C'est comme quand vous allez à l'épicerie. Seigneur ! Il y a environ trois sortes de boissons gazeuses, dix choix de hot dog !

Derek Fildebrandt, chef du Parti conservateur libre

Sa formation a amassé 27 376 $ en 2018. Il défend la démocratie locale et une Alberta plus libre et autonome au Canada. Il promet un référendum sur l’indépendance si Ottawa ne change pas la façon dont il traite la province. Il entend présenter 30 candidats aux élections.

Le Parti vert

Le parti a amassé 16 426 $ en 2018, et son chef est Cheryle Chagnon-Greyeyes. Il s’agit du petit frère du Parti vert fédéral. Il défend la non-violence, la démocratie participative, le respect de la diversité, la justice sociale et la durabilité. Il est en faveur d’une taxe provinciale. Il présentera une vingtaine de candidats aux élections.

Le Parti de l’avantage albertain

Le parti, dirigé par Marilyn Burns, a amassé 3536,42 $ en 2018. L’avantage albertain a été formé par des membres de l’ancien Wildrose qui sont en désaccord avec l’union de la droite. Sa constitution est essentiellement basée sur celle de l’ancien Wildrose. Le parti espère présenter 44 candidtas d'ici les élections.

Le Parti réformiste de l’Alberta

Le parti de Randy Thorsteinson a amassé 5800 $ en 2018. Ses politiques sont guidées par des convictions conservatrices : le droit des parents, la liberté de religion, des budgets équilibrés obligatoires et des élections à date fixe.

Le Parti de l'indépendance de l'Alberta

Ce parti compte présenter 61 candidats dans la province. Son chef par intérim, Dave Bjorkman, veut faire l’indépendance de l’Alberta et redonner aux citoyens « l’avantage » albertain. Il souhaite aussi abolir la péréquation et la taxe sur le carbone.

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 en Alberta

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Politique provinciale