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Infirmière agressée : un homme de 69 ans d’Acadieville a été arrêté, puis libéré

Un stétoscope sur la poitrine d'une femme qui porte un uniforme violet.

La présumée victime souffre d'une contusion cérébrale et ne peut travailler pendant au moins une semaine.

Photo :  CBC

Radio-Canada

La GRC confirme qu'un homme de 69 ans d'Acadieville a été arrêté et libéré après qu'une infirmière de l'hôpital Georges-L.-Dumont a été sauvagement agressée lundi. Aucune accusation n'a été déposée pour l'instant, mais il doit comparaître en cour le 4 juin.

Lundi, un homme en colère a roué de coups une infirmière de l’Hôpital Georges-L.-Dumont à Moncton. Il était vraisemblablement mécontent que son épouse, une patiente de l’établissement, ait été déplacée dans une autre chambre.

La présumée victime a été soignée à l’hôpital, mais a pu rentrer chez elle rapidement. Elle souffre toutefois d’une contusion au cerveau qui lui cause des maux de tête, des nausées et des vomissements. Elle ne peut travailler pendant au moins une semaine.

La violence au travail ne devrait jamais arriver

Des infirmières sont outrées de l’agression sauvage subie par une de leurs consoeurs de Moncton lundi.

On espère que notre membre va se rétablir vite, dit la vice-présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB), Maria Richard. Elle est dans nos pensées.

Des syndicats demandent encore une fois que les infirmières soient mieux protégées sur leur lieu de travail.

On est fâchés. On a des problèmes avec ça parce que pour nous, la violence au travail ne devrait jamais arriver.

Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick
Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick, en entrevue. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Maria Richard, vice-présidente du Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick, demande que les infirmières soient mieux protégées sur leur lieu de travail.

Photo : Radio-Canada

63 % des infirmières ont vécu de la violence au Nouveau-Brunswick

Son syndicat n’est pas surpris, puisqu’un sondage a révélé que 63 % des infirmières au Nouveau-Brunswick affirment avoir vécu de la violence en 2017.

Il y a toutefois une lueur d’espoir à l’horizon : une nouvelle loi sur la violence au travail entrera en vigueur le 1er avril. La loi va obliger l’employeur d’être responsable, se réjouit Maria Richard. Responsable des évaluations de risques, responsable des implémentations pour aider le personnel des soins de santé.

C’est dégueulasse et triste de voir qu’en 2019 on doit encore subir des agressions comme ça, s’indigne la présidente de la Fédération canadienne des syndicats des infirmières et infirmiers, Linda Silas. Selon elle, le gouvernement canadien doit changer le Code criminel pour mieux protéger les infirmières d’un bout à l’autre du pays.

Ce n’est pas tolérable. On ne tolérerait jamais que quelqu’un frappe un policier.

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats des infirmières et infirmiers

Les représentantes syndicales des infirmières espèrent que cette agression marquera un point tournant dans la perception de la violence envers le personnel soignant.

Avec les informations de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Agression