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Combattre le cancer de la prostate, c’est « comme la politique », dit Norm MacMillan

Norman MacMillan en entrevue avec Mathieu Nadon dans un restaurant.
L'ancien député libéral de la circonscription de Papineau, Norman MacMillan. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

On apprenait, mercredi, que le maire de la vieille capitale, Régis Labeaume, était atteint d'un cancer de la prostate, un diagnostic qui touche un homme sur sept, selon l'organisme Cancer de la prostate Canada. D'ailleurs, un politicien bien de chez nous en sait quelque chose.

L’ancien député libéral de la circonscription de Papineau Norman MacMillan a reçu un tel diagnostic en 2007 alors qu’il siégeait à l’Assemblée nationale. Longtemps considéré comme un homme fort du parlement québécois, le combatif M. MacMillan a été touché d’apprendre la nouvelle du diagnostic du maire de Québec.

Quand ça touche un homme d’envergure comme ça, M. Labeaume, Régis, j’ai pensé que, moi, j’ai passé à travers ça il y a onze ans passés, alors je lui ai envoyé une petite note, a mentionné celui qui a représenté la circonscription de Papineau de 1989 à 2012.

[Il faut] être confiant tout le temps, puis prendre les traitements, puis aller de l’avant.

Norman MacMillan, ex-député de Papineau

Au départ, le diagnostic ne l’a pas ébranlé, dit-il. Son frère Ken et sa femme étaient plus ébranlés que lui, mais après quelques heures ça s’est mis à tourner dans ma tête, a-t-il dit en entrevue avec Mathieu Nadon du TJ Ottawa-Gatineau

Le lendemain du diagnostic, M. MacMillan a fait une promenade près de sa résidence et c’est là où il s’est dit : on va battre ça. Moi, je suis confiant. On va continuer à travailler, that’s it. Encore aujourd’hui, l’ex-politicien n’est pas capable d’expliquer comment il a été en mesure de tourner la page aussi abruptement sur cette épreuve.

En 2017 :

  • 21 300 hommes ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate, soit 21 % des nouveaux cas de cancer chez l’homme
  • 4100 hommes sont morts d’un cancer de la prostate, soit 10 % de tous les décès par cancer chez l’homme
  • En moyenne, chaque jour, 58 Canadiens reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate
  • En moyenne, chaque jour, 11 Canadiens meurent d’un cancer de la prostate

Source : Société canadienne du cancer

« Comme la politique »

Norman MacMillan a subi une vingtaine de traitements de radiothérapie ainsi que des traitements de curiethérapie, une forme de radiothérapie interne où une substance radioactive est administrée directement dans la tumeur.

Tu ne souhaites un cancer à personne, mais si quelqu’un a à avoir un cancer, tu lui souhaites la prostate, parce que la guérison est à 95 %, explique l’homme en riant.

Par ailleurs, M. MacMillan soutient que ses traitements n’ont pas touché ses activités. Il n’a manqué que deux journées de travail alors qu’il était Whip du gouvernement à l’Assemblée nationale, à Québec.

C’est une question de confiance. C’est une question de se dire : ''c’est un combat'', a illustré l’ex-député, comparant ce combat à la lutte politique. Il faut trouver les portes, puis ouvrir des portes, puis trouver des solutions.

Il encourage d'ailleurs les gens qui souffrent de la maladie de ne pas le cacher et d'en parler, afin de recevoir le soutien de leurs proches.

Celui qui a terminé sa carrière politique comme conseiller de Philippe Couillard signale que lors de son examen annuel, subi récemment, tous les signaux étaient là où ils devaient être. Ça va bien, a-t-il conclu.

Ottawa-Gatineau

Soins et traitements